Batteries, véhicules électriques, stockage d'énergie : derrière ces piliers de la transition chinoise se cache une dépendance croissante aux matières premières importées. Pour Pékin, sécuriser ces flux est devenu un impératif industriel et stratégique. Et parmi les pays désormais scrutés de près figure le Zimbabwe, nouvel acteur central de la ruée mondiale vers le lithium.
Métal clé de la transition énergétique, le lithium est un enjeu industriel majeur pour la Chine, premier fabricant mondial de batteries et de véhicules électriques. Or Pékin dispose de ressources domestiques limitées face à l'ampleur de sa demande. Résultat, le pays dépend massivement des importations.
Dans ce contexte, le Zimbabwe s'est imposé comme un fournisseur clé. Premier producteur africain de lithium, il est devenu le deuxième fournisseur de la Chine, derrière l'Australie.
En 2025, ses exportations ont progressé de 11 %, dépassant 1,1 million de tonnes, l'essentiel étant destiné au marché chinois. Ces flux sont essentiels pour Pékin, qui transforme rapidement le minerai en carbonate ou en hydroxyde de lithium, directement utilisables par les industriels. Plusieurs groupes chinois ont investi dans les mines zimbabwéennes, sécurisant ainsi leurs approvisionnements en amont.
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Mais cet équilibre pourrait évoluer. Le Zimbabwe envisage de suspendre les exportations de concentré à partir de 2027 afin de développer la transformation locale. Une perspective suivie de près à Pékin, où toute rupture d'approvisionnement pourrait fragiliser une chaîne industrielle déjà exposée à la volatilité des prix.