Face à la consommation d'images produites ailleurs, parfois porteuses de références éloignées de nos valeurs, le cinéma sénégalais peut contribuer à forger des citoyens conscients, patriotes, dotés d'un esprit critique constructif. C'est ce qu'a soutenu le ministre de la Culture, Amadou Ba, lors de l'atelier d'orientation pour l'élaboration du plan stratégique de développement du cinéma, de l'audiovisuel et de la création numérique au Sénégal 2026-2030.
Au-delà de ces enjeux économiques et structurels, le Sénégal est engagé sur une trajectoire visant une plus grande appropriation de son patrimoine et de ses identités, socles du développement durable auquel l'État aspire. Le cinéma, souligne le ministre de la Culture, Amadou Ba, a un rôle majeur à jouer dans cette dynamique. Avec le numérique et l'intelligence artificielle, de nouvelles opportunités s'ouvrent : réduction des coûts, renforcement de la créativité, valorisation de notre patrimoine immatériel.
« J'invite nos créateurs à explorer ces technologies pour offrir à notre jeunesse des œuvres ancrées dans leur environnement culturel. Face à la consommation d'images produites ailleurs, parfois porteuses de références éloignées de nos valeurs, le cinéma sénégalais peut contribuer à forger des citoyens conscients, patriotes, dotés d'un esprit critique constructif », a-t-il dit. Au-delà, le ministre de tutelle les invite également à accorder toute l'attention requise à la formation, afin que tous les métiers du cinéma disposent en permanence de professionnels compétents.
Dans cet esprit, et conformément aux orientations du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, qui appelle à l'amélioration continue des conditions de vie de tous les citoyens, le ministre Amadou Ba encourage les créateurs à penser des dispositifs de formation et d'insertion professionnelle qui soient accessibles à l'ensemble des Sénégalais, y compris les personnes en situation de handicap.
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Réfléchir aux synergies entre cinéma, artisanat et tourisme
« Le talent n'a pas de barrière, et notre industrie cinématographique ne peut que s'enrichir d'une diversité pleine et entière. La petite vendeuse de soleil de Mambéty ou la danse des béquilles de Yoro Lydél Niang, entre autres productions, sont encore là pour nous le rappeler », a relevé le ministre. « Réfléchissons aussi aux synergies entre cinéma, artisanat et tourisme. Des initiatives visant à attirer de grandes productions internationales en offrant nos décors naturels méritent d'être étudiées », a-t-il ajouté.
Sur ce, à l'issue de ces trois jours de travaux, le ministre de la Culture a fait savoir qu'il attend de ces acteurs des propositions concrètes : objectifs clairement identifiés, résultats attendus, actions organisées par ordre de priorité, propositions de financement, échéancier cohérent. « Ces travaux alimenteront les futurs États généraux de la culture et contribueront à bâtir une politique culturelle à la hauteur des ambitions de notre pays. Le cinéma sénégalais a toujours été un art de la liberté et de l'engagement. Puisse cet atelier renforcer cette double exigence », a-t-il affirmé.