La situation des 18 supporters sénégalais suspectés d'être impliqués dans les violences de la finale de la CAN 2025 et depuis environ trois semaines continue de susciter inquiétudes et interrogations. Dans une déclaration rendue publique, Me Patrick Kabou, l'un des avocats, a dénoncé les conditions actuelles de la procédure judiciaire, qu'il juge contraires aux principes d'un procès équitable. Selon lui, les détenus ont décidé de ne plus comparaître devant les magistrats tant que leurs exigences légitimes ne seront pas satisfaites.
La situation des 18 supporters sénégalais suspectés d'être impliqués dans des actes de violences lors de la finale de la CAN 2025 et détenus depuis environ trois semaines, dans une prison de Rabat reste encore plus préoccupante.
Face à ce qu'ils considèrent comme une « situation manifeste de non-garantie du procès équitable » ainsi qu'un non-respect flagrant du principe des droits de la défense, ces détenus refusent désormais de se présenter aux audiences sans avoir préalablement connaissance des éléments de l'accusation portés contre eux et sans les comprendre pleinement. Dans une publication sur Facebook, ce lundi 09 février, l'un des avocats de la défense, Me Patrick Kabou dénonce surtout de graves entraves à l'exercice des droits de la défense et une « absence totale de garantie de procès équitable et un non-respect des droits de la défense ».
L'avocat indique également être régulièrement empêché, au même titre que d'autres compatriotes, d'accéder au Tribunal de Première Instance de Rabat. «Je souligne que, au moment où ces mots sont transmis, en tant qu'avocat constitué dans ce dossier, je ne dispose pas de la procédure, je ne peux pas communiquer avec mes 18 clients, Je suis très régulièrement empêché, au même titre que tous les autres compatriotes, d'entrer au Tribunal de Première Instance de Rabat», a relevé Me Kabou.
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Me Patrick Kabou, annonce également que le procès des supporters sénégalais risque un nouveau report. Selon l'avocat, le mouvement de grève des avocats marocains devrait se poursuivre au-delà du 12 février, date initialement annoncée pour la tenue du procès qui, on le rappelle, a été reporté trois reprises, en raison de cette grève. «On vient de nous informer que le mouvement de grève des confrères locaux prévoir d'aller au-delà du 12 février, date prévue pour le procès de nos 18 compatriotes en détention provisoire à Rabat (Maroc)», a précisé Me Kabou.
Outre ces points liés à la procédure judiciaire, la situation est aggravée par des préoccupations concernant le suivi médical des détenus. Me Kabou souligne que malgré plusieurs promesses faites par les autorités, l'un des supporters ne reçoit toujours pas le traitement médical nécessaire, mettant ainsi sa santé en danger. Il faut noter qu'en signe de protestation sur leurs conditions de détention, les 18 supporters poursuivent également un mouvement de jeûne et de recueillement, entamé depuis le vendredi 6 février 2026.