Afrique: À Nairobi, des ministres africains s'engagent pour une nouvelle initiative sur les forêts

Forêt du bassin du Congo

Comment mieux protéger les forêts, tout en en faisant un levier de développement ? C'est la question au coeur d'une réunion de haut niveau à Nairobi, qui réunit depuis hier mardi et jusqu'à jeudi des ministres de plusieurs pays africains, notamment du bassin du Congo - RDC, Gabon, République du Congo, mais aussi Cameroun et Liberia. Au menu : le lancement d'une nouvelle initiative panafricaine, Zámba Heritage (ou « l'héritage forestier de l'Afrique » en français), avec un objectif affiché : mobiliser jusqu'à 400 millions de dollars sur dix ans pour une gestion durable des forêts.

Alors que l'Afrique abrite jusqu'à 16 % des forêts de la planète, elle ne pèse que 2 à 4 % du commerce mondial des produits forestiers. Un paradoxe, expliquent les participants, lié au manque d'infrastructures, aux barrières à la circulation des biens, mais aussi à une filière encore largement tournée vers l'exportation de bois brut, avec peu de transformation locale.

À Nairobi, l'initiative Zámba Heritage veut bousculer ce modèle en allant au-delà de la conservation, et investir sur toute la chaîne - de la forêt à la vente - pour créer davantage de valeur ajoutée, des activités et des emplois.

Renforcer la gouvernance et la traçabilité

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Dans le bassin du Congo, plusieurs pays plaident pour renforcer la gouvernance et la traçabilité. Exemple au Cameroun, avec Jean-Daniel Mendomo Biang, directeur des forêts.

« Le Cameroun se trouve à un tournant décisif. Il doit concilier son besoin de dévouement industriel avec ses engagements climatiques. La réussite de cette transition dépendra de la capacité de l'État à sécuriser le foncier forestier, à attirer des investissements dans les plantations et à lutter efficacement contre l'exploitation illégale des forêts », explique-t-il.

Le Cameroun dit aussi vouloir s'appuyer sur la certification et la traçabilité pour accéder aux marchés les plus exigeants, en Europe et en Amérique du Nord. Une déclaration doit être signée jeudi, à l'issue de la réunion.

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