Harith General Partners prévoit d'acquérir FlySafair, la plus grande compagnie aérienne intérieure d'Afrique du Sud, dans le cadre de l'expansion des investissements de la société de capital-investissement dans le secteur des transports sur le continent.
La transaction est à un stade avancé et soumise à l'approbation des autorités de la concurrence et des régulateurs de l'aviation, a déclaré le président de Harith, Tshepo Mahloele. L'opération devrait être conclue au cours du quatrième trimestre et sera exécutée par l'intermédiaire d'une structure ad hoc, Harith Aviation. Le prix d'achat n'a pas été divulgué.
FlySafair, fondée en 2014, détient environ 67% de la capacité de sièges domestiques en Afrique du Sud et exploite une flotte de plus de 30 avions. Les actionnaires actuels, notamment la société irlandaise ASL Aviation Holdings, se retireront de l'entreprise. L'équipe de direction de la compagnie aérienne restera en place.
Cette acquisition fait suite à la tentative infructueuse de Harith d'acquérir une participation majoritaire dans South African Airways en 2024. Harith gère environ 3 milliards de dollars d'actifs et possède des participations dans le secteur des transports, dont l'aéroport international de Lanseria et l'opérateur ferroviaire Traxtion.
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Harith a déclaré que l'investissement reflète la confiance dans le modèle opérationnel de FlySafair et soutient sa stratégie de construction d'un réseau de transport intégré à travers l'Afrique.
Points clés à retenir
L'accord conclu avec FlySafair résout les problèmes de propriété qui se posaient depuis longtemps concernant les limites imposées aux compagnies aériennes étrangères en Afrique du Sud. La réglementation limite la propriété étrangère à 25 %, une règle qui a attiré l'attention sur la structure de FlySafair sous l'égide d'ASL Aviation Holdings.
En faisant passer FlySafair sous contrôle local intégral, Harith élimine le risque réglementaire et aligne la compagnie aérienne sur la politique nationale en matière d'aviation. Cette clarté est importante à l'heure où les régulateurs renforcent l'application de la réglementation et où les concurrents remettent en cause la domination du marché.
La transaction témoigne également de l'intérêt croissant des investisseurs africains en infrastructures pour les actifs aéronautiques qui génèrent des flux de trésorerie réguliers. Les compagnies aériennes à bas prix bénéficient d'un taux d'utilisation élevé, de flottes simples et d'une forte demande intérieure, même dans les économies à faible croissance.
Pour Harith, l'opération s'inscrit dans une stratégie plus large visant à relier les aéroports, les chemins de fer et les compagnies aériennes en un seul système. Pour le marché, elle montre que les capitaux privés interviennent là où les stratégies des compagnies aériennes dirigées par l'État ont connu des difficultés.