Sénégal: Situation socio-économique et institutionnelle - Le FDR charge le régime en place

11 Février 2026

Face à la presse hier, mardi 10 février, le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) est monté au créneau pour dresser un tableau alarmant de la situation économique, sociale et institutionnelle du Sénégal. Pour Oumar Sarr et ses camarades, le pays traverse « l'une des périodes les plus sombres de son histoire », loin des espoirs de changement suscités auprès d'une large frange de la population.

Selon le FDR, l'économie nationale est aujourd'hui plongée dans « un gouffre sans fond », conséquence directe de l'« incompétence » du régime en place et de l'absence de toute vision économique structurante. L'opposition dénonce une gouvernance réduite à un « matraquage fiscal constant » qui, loin de redresser les finances publiques, étouffe les citoyens et paralyse les secteurs productifs. Oumar Sarr et Cie décrivent la politique financière actuelle comme un « cocktail explosif mêlant endettement intérieur abyssal, pression fiscale excessive et recours massif à la dette extérieure. »

Dans ce contexte, plusieurs secteurs stratégiques, notamment les mines et le BTP, seraient plongés dans un marasme profond, aggravant le chômage et la paupérisation des populations. Le FDR alerte également sur la situation du monde rural, où explique-t-on « les paysans, contraints de brader leurs récoltes pour survivre, font face à ce qu'il qualifie d'indifférence gouvernementale. » À cela s'ajoute la remise en cause annoncée des bourses d'études, perçue comme une atteinte grave aux acquis des luttes estudiantines et à l'avenir de la jeunesse.

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Sur le plan sécuritaire et institutionnel, le FDR exprime de vives inquiétudes après les récentes cyberattaques ayant visé des structures stratégiques de l'État. Ces incidents, qui touchent notamment les données fiscales et financières, traduisent selon lui l'échec du gouvernement dans la protection des intérêts nationaux. Le Front exige la mise en place immédiate d'une commission d'enquête inclusive afin de situer les responsabilités et d'évaluer les conséquences de ces failles sur les fichiers d'identité et le processus électoral. L'accord signé avec Starlink, conclu selon le FDR dans une opacité préoccupante, suscite également des interrogations quant à la souveraineté numérique du pays.

Le Front dénonce par ailleurs un climat de chaos institutionnel, marqué par des attaques répétées contre la justice, les institutions et même les autorités religieuses. La justice serait, selon lui, instrumentalisée à des fins de règlement de comptes politiques, notamment dans l'affaire du député Farba Ngom.

Evoquant enfin, les événements tragiques survenus à l'université Cheikh Anta Diop, ayant coûté la vie à l'étudiant Abdoulaye Ba, Oumar Sarr et ses camarades ont présenté leurs condoléances à la famille du défunt et à la communauté universitaire, condamnant fermement la violence exercée contre des étudiants réclamant le paiement de leurs bourses. Il appelle à situer toutes les responsabilités.

Concluant son propos, le FDR lance un appel à la mobilisation des forces vives du pays pour, dit-il, « sauver le Sénégal, sa démocratie et ses libertés », annonçant une série d'actions dont un rassemblement prévu le 16 février devant l'Assemblée nationale.

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