Un accident mortel secoue Limbe ce jeudi 12 février 2026. Deux agents de police ont trouvé la mort dans des circonstances troublantes sur la route de Karata, dans le quartier reliant Buea à Mukunda. L'incident soulève déjà des questions sur les pratiques policières et la sécurité routière au Cameroun.
Un contrôle routier qui tourne au drame
Tout commence en haut de la colline de Karata, au rond-point. Un camion chargé de meubles et d'équipements ménagers est arrêté par des policiers. Selon des témoins oculaires non confirmés, les forces de l'ordre auraient demandé au chauffeur de se présenter au commissariat, possiblement après une demande de paiement.
Deux policiers montent alors à bord du véhicule, tandis que le convoyeur prend place à l'arrière. La descente vers la scierie va se transformer en tragédie.
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Un crash inexpliqué aux conséquences fatales
Quelques centaines de mètres plus loin, juste avant la scierie, le camion perd le contrôle et s'écrase violemment. Le bilan est glaçant : les deux agents de police décèdent sur le coup. Le chauffeur, lui, s'en sort indemne, sans blessure apparente.
Cette disparité interroge. Comment expliquer qu'un conducteur survive sans égratignure alors que ses passagers perdent la vie ? Les enquêteurs devront déterminer si le véhicule présentait des défaillances mécaniques, si la vitesse était excessive, ou si d'autres facteurs ont précipité le drame.
Des zones d'ombre persistantes
Le rapport d'accident officiel n'a pas encore été publié. Plusieurs éléments restent flous : le camion était-il en règle ? Les policiers ont-ils respecté les protocoles d'intervention ? Pourquoi monter dans un poids lourd chargé pour un simple contrôle ?
Les habitants de Karata, sous le choc, évoquent des pratiques de corruption routinières. Si ces allégations se confirmaient, l'affaire dépasserait le cadre d'un simple accident de la route pour révéler des dysfonctionnements systémiques.
Un deuil qui interroge les autorités
Au-delà de la tragédie humaine, cet événement met en lumière les risques encourus par les forces de l'ordre dans l'exercice de leurs fonctions, mais aussi les dérives potentielles lors des contrôles routiers.
Les familles des victimes attendent des réponses. La population camerounaise aussi.
Les circonstances de cet accident mortel révèlent-elles un problème plus profond dans la gestion de la sécurité routière et des contrôles policiers au Cameroun ?