Qui dit avoir un handicap mental dit généralement ne pas pouvoir travailler. Ce n'est pourtant pas le cas d'Akshay Narisimlu qui a un handicap mental, mais qui ne baisse pas les bras et qui travaille. Âgé de 28 ans et habitant à Solitude, il parle ouvertement de son handicap mental.
À sa naissance, le cordon ombilical s'étant enroulé autour de son cou, Akshay a eu un manque d'oxygène qui a causé son handicap mental, une réalité qui l'accompagne depuis toujours. Il en est conscient, il l'assume, mais il précise avec calme : ce handicap ne définit pas qui il est.
Akshay a un simple désir, celui de travailler, d'être utile et d'avoir une place dans la société. Selon lui, travailler malgré un handicap n'est pas juste une façon de gagner sa vie mais aussi d'exister pleinement. Il parle ouvertement de son handicap mental car cette réalité fait partie de lui, mais n'est bien sûr pas son identité. Il a étudié dans une école privée de la First jusqu'à la sixième. Ensuite, Akshay a fait trois ans d'études prévocationnelles au sir Seewoosagur Ramgoolam Disability Centre, à Triolet. Cela lui a permis de se préparer au monde du travail dans un cadre adapté.
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Après ses trois ans dans cet établissement, Akshay y a été emploi comme helper. «De 8 heures à 14 heures, j'accomplis des tâches manuelles. Par exemple, je nettoie l'école, je passe le balai, et je le fais avec mes capacités et en toute sincérité malgré mon handicap.» Avant cela, Akshay travaillait dans un restaurant d'halim. Cette expérience lui a permis d'avoir confiance en lui-même et de contribuer dans la société. Akshay a un message à faire passer. Il encourage toutes les personnes en situation de handicap à travailler pour pouvoir progresser dans la vie et dit qu'elles doivent être traitées comme les autres, toujours avec respect, dignité et égalité.