Du fait de la vague d'indignation et de la peur suscitée par l'actualité récente sur le Vih/Sida, le ministère de la Santé et de l'Hygiène publique a publié, hier, mercredi 11 février, un communiqué pour rassurer les populations. Il a invité à bannir la stigmatisation qui risque de compromettre les efforts déployés jusqu'ici.
Le ministère de la Santé et de l'Hygiène publique a apporté, hier, mercredi 11 février, à travers un communiqué, « des précisions » sur la transmission du Virus de l'immunodéficience humaine (Vih) « suite aux nombreuses questions suscitées » par l'affaire des individus arrêtés, vendredi dernier, pour actes contre nature et transmission volontaire du Vih. Dans sa note, l'autorité sanitaire rappelle d'abord que « le Sida est une maladie infectieuse causée par le Vih et que sa transmission s'effectue principalement par trois voies : la voie sexuelle, la voie sanguine et la transmission de la mère à l'enfant ». Ensuite, elle est revenue sur les dispositifs de riposte déployés par l'État sous la coordination du Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls).
« Le contrôle de la transmission du Vih dans notre pays repose sur l'accès élargi aux moyens de prévention, à l'utilisation des préservatifs, aux services de dépistage et à l'accès universel aux traitements antirétroviraux », explique le ministère de la Santé. Le communiqué rappelle que des services de dépistage « gratuits », « volontaires » et « confidentiels » sont disponibles dans les structures sanitaires publiques ainsi qu'auprès des partenaires.
Pour ce qui est des Personnes vivant avec le Vih (PvVih), rassure-t-on, « un traitement efficace et gratuit est accessible dans les hôpitaux et centres de santé des 14 régions du pays ». En plus, il est précisé « qu'une charge virale indétectable, obtenue grâce à un traitement bien suivi, empêche la transmission du virus au partenaire et chez les femmes enceintes, à l'enfant ».
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Enfin, le ministère de la Santé insiste sur la nécessité « d'éviter toute forme de stigmatisation qui pourrait compromettre la continuité des soins et mettre des vies en danger, notamment celles d'enfants et d'adolescents nés avec le Vih et dépendant de traitements essentiels à leur survie ». Selon la tutelle, les stratégies déployées dans le pays dans la riposte contre le Vih/Sida ont permis de dépister près de 90 % des Pvvih qui connaissent désormais leur statut sérologique.
Parmi elles, 92 % ne transmettent plus le virus grâce à une prise en charge efficace. Les autorités sanitaires ont également souligné que les nouvelles infections sont en baisse et que la qualité de vie des PvVih s'est nettement améliorée, contribuant ainsi à limiter la transmission au sein de la population générale.