Pendant quatre jours, le secteur minier se retrouve dans la ville du Cap, en Afrique du Sud, pour le Mining Indaba. Parallèlement à cette grande rencontre annuelle entre les gouvernements africains et les investisseurs du monde entier, se tient aussi un contre-sommet sur les conséquences de l'exploitation minière pour les communautés.
L'événement se tient au Cap, dans la même ville donc et aux mêmes dates que le Mining Indaba. Ce sommet alternatif veut amplifier la voix des communautés directement touchées par l'extraction minière, explique Eric Mokuoa, président du collectif.
« Le Mining Indaba est organisé uniquement pour servir les intérêts des entreprises, des ministres et du gouvernement. Nos histoires n'y sont pas racontées. Dans les communautés où l'exploitation minière est présente, on constate encore des problèmes d'accès à l'eau potable, car l'eau est contaminée. On a encore des personnes déplacées. Et dans certaines communautés minières, on a de la pollution atmosphérique », déplore-t-il.
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Comme tous les ans, les organisateurs se déplacent aussi devant le centre de conférence du Cap, où a lieu le Mining Indaba, pour se montrer aux délégations du secteur minier, et imposer leurs revendications. « Nous sommes réunis ici pour leur donner un mémorandum avec nos revendications. Après trois jours de réunions, nous avons recensé les problèmes soulevés par les citoyens. Nous sommes ici pour dire : "Voilà les problèmes que nous avons identifiés, nous les signalons depuis 17 ans et pourtant, pour bon nombre d'entre eux, rien n'est fait ! Et quoi qu'il arrive, nous continuerons de les mettre sur la table" ».
Parmi les revendications, les communautés souhaitent aussi mieux profiter des retombées économiques du secteur minier.