La troisième phase du programme « Sukaabe Jango » a été lancée, hier, à Dakar, par le ministre de l'Éducation nationale, Moustapha Guirassy. Mis en oeuvre par l'Ong Counterpart International, il prévoit de toucher 135.424 enfants en âge de scolarisation dans les écoles ciblées dans le Sud du pays.
Le ministre de l'Éducation nationale, Moustapha Guirassy, a lancé, le jeudi 12 février, à Dakar, en présence de la chargée d'Affaires de l'Ambassade des États-Unis, Jennifer Davis Paguada, la phase 3 de Sukaabe Jango, un programme dédié à l'alimentation scolaire. Soutenu par le programme McGovern-Dole du Département américain de l'Agriculture, le projet ambitionne de fournir des repas chauds à plus de 135.000 enfants en âge de scolarisation dans six départements du Sud, tout en renforçant la souveraineté alimentaire et l'économie sociale et solidaire. Au total, il est prévu de servir 57.182.513 repas et de mobiliser 8.690 tonnes de produits agricoles fournis par les États-Unis et d'acheter, sur le plan local, 2.366 tonnes de niébé.
Dans sa mise en oeuvre, il est aussi prévu de former 904 comités de gestion d'écoles et d'améliorer le niveau de lecture des apprenants dans 337 écoles, notamment en Cours moyen première et deuxième années (Cm1 et Cm2). Mis en oeuvre par Counterpart International, en partenariat avec le ministère de l'Éducation nationale, de la Santé et de l'Action sociale, ainsi que celui de l'Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l'Élevage, le projet intervient dans six départements : Sédhiou, Goudomp, Bounkiling, Kolda, Vélingara et Médina Yoro Foulah. Moustapha Guirassy a tenu à souligner la portée stratégique de cette initiative. Selon lui, l'alimentation scolaire est « une question extrêmement importante, sensible, stratégique et très catalytique » qui, relève-t-il, impacte plusieurs départements ministériels. Il estime que gérer cette question revient à se positionner clairement sur l'axe de la souveraineté alimentaire, dans une logique d'économie sociale et solidaire.
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Le ministre souligne également l'impact de l'alimentation scolaire sur la santé et la performance des élèves. Selon lui, « bien nourrir l'enfant, c'est améliorer naturellement ses capacités d'apprentissage ». Dans cette perspective, il a mis en avant la convention récemment signée avec le ministère de l'Agriculture pour renforcer la commercialisation des productions locales à travers les achats destinés aux écoles. Il se félicite de l'effort budgétaire noté de la part du gouvernement en faisant passer l'enveloppe financière consacrée à l'alimentation scolaire de près 1,5 milliard de FCfa à plus de 3,6 milliards. La chargée d'Affaires de l'ambassade des États-Unis, Jennifer Davis Paguada, rappelle, pour sa part, que le Sénégal et son pays sont unis par « un engagement commun envers l'un des piliers les plus fondamentaux du développement à savoir : « garantir que les enfants sont bien nourris et prêts à apprendre ».
Elle souligne que ce programme illustre bien « l'impact durable du leadership et de l'investissement américains ». Depuis 2007, a-t-elle indiqué, le département américain pour l'agriculture a investi 107 millions de dollars, soit près de 59 milliards de FCfa, dans le programme Sukaabe Jango.