Dans l'objectif de contribuer au développement économique inclusif, une convention a été signée, hier, entre le ministère de l'Emploi, de la Formation professionnelle et technique (Mefpt) et les 14 Agences régionales de développement (Ard). L'objectif est d'insérer les diplômés dans les entreprises et les communes.
Le ministre de l'Emploi, de la Formation professionnelle et technique (Mefpt), Amadou Moustapha Ndieck Sarré, a présidé, hier, la signature des conventions entre le Projet d'appui à la territorialisation des politiques d'insertion professionnelle des jeunes et des femmes (Patip-Jf) et les Agences régionales de développement (Ard). Ce partenariat, soutenu par l'Agence italienne pour la coopération au développement (Aics), à hauteur de 1,9 milliard de FCfa, vise à offrir le premier emploi aux jeunes diplômés. Selon le ministre, cette démarche consiste à rompre avec ce cercle vicieux, cette « injustice systémique », consistant à « exiger une expérience aux primo-demandeurs d'emploi sans leur offrir l'opportunité de l'acquérir » Selon la coordonnatrice du Patip-Jf, Ndoumbé Diop, 2224 jeunes diplômés, issus des 14 régions, 46 départements et 276 communes, vont bénéficier de ce projet.
Ce nombre est réparti entre les entreprises (1.120) et les communes (1.104). Au-delà de garantir le respect de l'équité territoriale, touchant aussi bien les zones urbaines que rurales, elle précise que ledit projet inclusif intègre la dimension genre. « Le quota garantit 50 % minimum de femmes, 140 personnes handicapées bénéficiaires, et 552 personnes ressources formées par le dispositif territorial de premier emploi (Dtpe) », souligne-t-elle. Le ministre estime qu'une étape importante de la territorialisation des politiques publiques a été franchie. « Le but de ces conventions, c'est d'accompagner à la fois les territoires, mais également le secteur privé qui se trouve dans les différentes localités du Sénégal ». Amadou Moustapha Ndieck Sarré demeure convaincu que le développement ne se décrète pas depuis les hauteurs climatisées d'une tour ministérielle à Diamniadio, mais se construit sur le terrain, dans les régions, dans les départements, dans les communes.
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Le ministre a également tenu à rappeler le rôle des entreprises et des terroirs dans l'accompagnement et l'encadrement des jeunes diplômés en quête de premier emploi. « C'est dans vos entreprises, vos ateliers, ainsi que dans vos communes, que l'expérience professionnelle de nos jeunes se construira. C'est sous votre tutorat, qu'il s'agisse du secteur privé, ou des collectivités locales, qu'ils transformeront leurs savoirs théoriques en compétences pratiques », déclare-t-il, tout en parlant d'un investissement direct dans l'avenir. À l'instar de Babou Diaham, maire de Soum et représentant de l'Association des maires du Sénégal (Ams), Ousmane Sow, coordonnateur de l'Ard de Saint-Louis annonce leur engagement à mutualiser leurs expertises, et leurs ressources humaines et matérielles, pour mieux accompagner les jeunes, mais aussi les micros, petites et moyennes entreprises de nos territoires.