Sénégal: La prévention de la transmission du VIH est individuelle, rappelle la secrétaire exécutive du CNLS

Dakar — La secrétaire exécutive du Conseil national de lutte contre le SIDA, Safiatou Diop, a rappelé les fondements de la prévention de la transmission de cette maladie, qui reposent sur le caractère volontaire du dépistage du VIH et non sur une protection collective.

"Nous connaissons les trois modes de transmission du VIH, et pour s'en protéger, il ne faut pas une protection collective mais une protection individuelle, car c'est chaque individu qui doit aller se faire dépister et connaitre son statut sérologique", a dit Safiatou Thiam lors d'un entretien, jeudi soir, à la Radiotélévision sénégalaise (RTS, publique).

Elle réagissait aux appels à un dépistage national du VIH, lancés via les réseaux sociaux, après l'arrestation de plus d'une dizaine de personnes soupçonnées d'actes contre-nature et de transmission volontaire du VIH à des mineurs.

La transmission volontaire du VIH "est un délit puni par la loi, mais sur le plan technique, il y a beaucoup de choses à développer pour prouver le caractère volontaire de la transmission", a souligné la secrétaire exécutive du Conseil national de lutte contre le Sida.

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Elle a rappelé le contact direct avec le sang, la transmission par voie sexuelle et celle pendant la grossesse, de la mère à l'enfant, restent les trois modes de transmission du VIH.

Safiatou Thiam a fait observer que la situation du VIH est connue et maitrisée au Sénégal, avec un taux de prévalence de 0,3%, ce qui veut dire que pour avoir 3 personnes vivant avec le VIH, il faut en tester 1000.

"Mais nous avons toujours alerté sur les nouvelles infections chez les jeunes", après observation de certains comportements. Il en résulte que la courbe des infections, "en baisse en 2005, est en train de remonter depuis 2021", a signalé Mme Thiam.

Selon la secrétaire exécutive du CNLS, des études ont été menées sur cette question, qui ont montré que le niveau de connaissance du VIH SIDA "n'est pas très élevé chez les jeunes, et est encore plus faible chez les jeunes filles".

"C'est la raison pour laquelle nous devons réadapter et accélérer notre communication à l'endroit des jeunes pour mieux les outiller à protéger leur santé", a-t-elle indiqué.

Elle assure toutefois que la courbe des infections chez les jeunes dont l'âge est compris entre 28 et 45 ans, correspondant à "1000 nouvelles infections par année", est "maitrisable", en comparaison de la situation d'autres pays.

"Le SIDA existe toujours, mais il n'y a pas lieu de créer une psychose, car il n'y a pas de cas comme les cas communautaires avec le COVID qui nécessitent qu'on isole des personnes", a indiqué Safiatou Thiam, insistant à nouveau sur l'importance de la prévention volontaire du VIH.

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