La polémique autour de la désignation du président du groupe parlementaire du Pdci-Rda à l'Assemblée nationale continue d'alimenter les débats. Dans une déclaration écrite et relayée sur les réseaux sociaux le vendredi 13 février 2026, Ange Dagaret-Dassaud, membre du Bureau politique et délégué communal de Cocody-3, s'adresse directement au député Bredoumy Soumaila, porte-parole du parti.
D'entrée, il exprime sa compassion à l'endroit du député : « Yako pour toutes les souffrances endurées à cause du Pdci-Rda : exil forcé et détention arbitraire ». Avant d'ajouter que l'engagement politique, surtout dans l'opposition en Côte d'Ivoire, comporte souvent son lot d'épreuves.
Selon Ange Dagaret-Dassaud, la situation actuelle trouve son origine dans une simple contradiction interne liée à la procédure traditionnelle de désignation du président du groupe parlementaire du parti. Il explique que lors de la première réunion des députés Pdci-Rda, tenue le 16 janvier 2026, au secrétariat exécutif, des échanges internes auraient été relayés sur les réseaux sociaux par un cyberactiviste, alors même que la rencontre était strictement réservée aux élus parlementaires.
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Pour lui, cette fuite aurait transformé une discussion interne en « crise » médiatisée, donnant l'impression que certains députés seraient devenus des frondeurs.
La question de la tradition et de la "géopolitique" interne
Au coeur du débat, Ange Dagaret-Dassaud rappelle ce qu'il présente comme une pratique historique du parti : la prise en compte de l'équilibre géopolitique dans la désignation des responsables. Il évoque l'héritage du président fondateur du parti, Félix Houphouët-Boigny, soulignant que cette pratique non écrite aurait contribué à faire du Pdci-Rda un parti national, « accepté et aimé des Ivoiriens ».
Dans son propos, il cite plusieurs figures historiques du parti, notamment le général Gaston Ouassanan Koné, le député Doho Simon et le professeur Maurice Kacou Guikahué, pour illustrer cette tradition d'équilibre dans la gestion des responsabilités.
Pour Ange Dagaret-Dassaud, rappeler ces pratiques lors d'une réunion interne ne saurait constituer une faute grave. Il estime qu'il ne faut ni « maquiller » la situation ni dramatiser un débat interne, au risque de troubler davantage les militants. « Si problème il y a, il faut l'évoquer sincèrement et entièrement pour que nos militants soient situés », insiste-t-il, appelant à la transparence et à la cohésion au sein de cette formation politique historique.
En conclusion, il invite la direction du parti à rassurer la base militante et à privilégier l'unité, condition essentielle pour préserver l'image et la solidité du Pdci-Rda dans le paysage politique ivoirien.