Depuis plusieurs jours voire des semaines, la tension ne cesse de croître au sein des universités. La réclamation portant sur la régularisation des arriérés de bourses impayées, a donné lieu à de vives altercations entre forces de défense et de sécurité et étudiants avec à la clé une mort d'homme. Selon le sociologue, enseignant à l'université Gaston Berger de Saint-Louis, Monsieur le ministre de l'enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation parle comme un professeur, ce qu'il est effectivement, et c'est précisément que réside le coeur invisible des humeurs de campus.
Dr Pascal Oudiane estime que la relation Prof/ Étudiant doit faire l'objet d'une vigilance particulière, afin que le statut de l'étudiant soit moins dévalorisé et apparaisse plus attractif aux yeux de la grande masse de jeunes en refus d'instruction de notre pays.
Analysant la situation récente dans les milieux universitaires, marquée par le décès, le sociologue Pascal Oudiane considère que la crise des campus était prévisible. Les étudiants, rappelle-t-il, ont refusé d'adhérer aux propositions du gouvernement et ont quitté une réunion organisée par le ministère au profit des acteurs de l'université, tenue dans un l'hôtel de Dakar, le 06 février dernier.
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Dans cette crise universitaire, les étudiants réclament leur rappel de portefeuille boursier au moment où le ministère enclenche des concertations pour la refonte du système d'attribution des bourses. « Monsieur le ministre parle comme un professeur et à juste titre il en est un et c'est cela le coeur invisible des humeurs de campus. La relation Prof /Étudiant est à surveiller de telle sorte que le statut de l'étudiant soit moins dévalorisé et paraisse plus attractif aux yeux de la grande masse de jeunes en refus d'instruction de notre pays. L'État doit jouer son rôle à ce niveau afin d'éviter que nos institutions en majorité soient à terre » a-t-il déclaré.
Et d'ajouter : « Néanmoins le ministre de l'enseignement supérieur dans son discours a raison lorsqu'il précise que le campus social ne fait pas partie des franchises universitaires. Nous pouvons bien l'entendre et le justifier. Seules les facultés sont concernées par les règles de franchises universitaires car les forces de l'ordre ne peuvent les envahir sans autorisation du recteur sous contrôle de l'assemblée des universités ».
Pour une résolution de la crise dans le court thème, le sociologue atteste : « Présentement, c'est d'urgence, la réflexion doit porter sur les mécanismes de protection de l'étudiant. Il faut des mesures sociales pour anticiper la survenue des grèves dans les universités et sécuritaires pour garantir l'intimité des étudiants. Si ces derniers sont à l'origine de la violence, les forces de l'ordre par professionnalisme peuvent intervenir sans provoquer de mort d'homme. Ceci est dans leurs ressources ».