Madagascar: Bruno Eric Saïd - « Il faut des partenaires pour nous accompagner dans la réalisation des projets »

interview

Le président de la Fédération malgache de judo, Bruno Eric Saïd, entame un deuxième mandat de 2026 à 2028. Il nous livre ses priorités et ses projets de développement.

-Vous entamez votre deuxième mandat, quelles innovations allez-vous apporter ?

Je suis président sortant. J'ai décidé de me porter candidat pour un deuxième mandat car j'ai l'ambition d'honorer certains de mes objectifs non concrétisés. Le nombre des ligues a augmenté mais malheureusement pas celui des pratiquants, comme on s'y attendait. Désormais, nous tâcherons de doter en matériel quelques ligues dans le but de mettre en place des dojos nationaux, pour inciter à la création des clubs et encourager les pratiquants à faire du judo.

-Produire d'autres «Laura» est faisable, l'avez-vous évoqué durant l'élection ?

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C'est vrai, Laura a obtenu ses résultats grâce d'abord à ses sacrifices personnels, financièrement, mais elle a aussi consacré du temps. Elle a la volonté de progresser. La fédération fera désormais de son mieux pour trouver des partenaires afin d'aider d'autres athlètes. Nous allons vulgariser la discipline dans les bas quartiers, les quartiers défavorisés, les orphelinats, dans le but de convaincre les sociétés engagées dans les oeuvres humanitaires. Notre objectif est de convaincre ces grandes sociétés de nous accompagner. Il était temps que la fédération ait ses partenaires officiels. C'est l'un de nos principaux défis.

-Que pouvez-vous nous dire de vos relations internationales ?

C'est le grand frère, Siteny Randrianasoloniaiko, qui m'a formé à la gestion du judo à Madagascar. J'étais son secrétaire général pendant neuf ans. Vu ses lourdes responsabilités au sein de l'UAJ et de l'IJF, il m'avait entièrement confié la gestion de la fédération. Après le premier mandat, je vais prendre mon envol et j'ai eu sa bénédiction. J'ai la volonté d'apporter mon expérience pour promouvoir la discipline. Mes atouts restent sa présence au sein des instances internationales, ce qui facilite la finalisation des collaborations avec ces instances.

-Vous avez annoncé que la fédération ambitionne de qualifier deux athlètes aux JO 2028 ?

Un de nos défis sera de qualifier deux athlètes aux JO 2028. Ce ne sera pas facile. En Afrique, nous avons l'habitude d'obtenir la qualification continentale. Cette fois, Laura aura la chance d'obtenir la qualification directe. Elle est subventionnée par la fédération internationale et pourra disputer des Grands Prix et des Grands Slams pour améliorer son classement. Si elle obtient la qualification directe, obtenir un deuxième ticket continental serait faisable.

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