Ile Maurice: Bascule du réchauffement climatique - Certaines îles vont disparaître en 2050

13 Février 2026

2023 aura été l'année la plus chaude jamais enregistrée. C'est l'été. Nous avons tous très chaud. Sachez que la chaleur va encore augmenter au fil des années. Les différentes Conférences des Parties (COP) réunissent 198 pays membres visant une action mondiale pour réduire les émissions de gaz, principales causes du réchauffement planétaire. On n'aurait pas dû dépasser une hausse de 1,5°C avant 2030. Hélas, c'est déjà fait depuis 2023. Résolution non respectée.

Forte augmentation de la température au Nigeria, en Indonésie, au Brésil, au Pakistan, aux Philippines, en République centrafricaine, au Soudan... Ce sont les pays du Nord les plus industrialisés qui sont responsables de ces émissions. La Chine utilise encore le charbon. Trump clame que ce réchauffement est une invention des milieux scientifiques. Faisons une projection de ce qu'il adviendra jusqu'en 2050.

Conséquences

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Durant le dernier siècle, l'utilisation des combustibles fossiles (charbon, pétrole, gaz) a augmenté de 50 % dans l'atmosphère en quantité de CO2. Jamais elle n'avait été aussi élevée au cours des... 800 000 dernières années. Des données irréversibles qui provoquent une élévation du niveau des mers et une dégradation des écosystèmes des petites îles. Sont appelées à disparaître les Maldives - déjà en partie en dessous du niveau de la mer -, les îles du Pacifique et même Venise.

Ces vagues de chaleur vont atteindre plus de 2°C au détriment de 4 milliards de personnes, les océans se rapprochant de plus en plus vite. De folles précipitations déjà en cours. L'Afrique de l'Est connaît la pire des sécheresses causant la famine de 20 millions de personnes. Et si les gouvernements n'agissent pas maintenant, la température pourrait atteindre l'extrême avec 4°C.

Déjà avec 2°C de plus, plus de 90 % des récifs coralliens vont disparaître et mettre en danger plantes et animaux vertébrés. Comme toujours d'ici 2050, ce sont les populations les plus pauvres qui seront les plus impactées. Elles disposeront de moins de ressources alimentaires et le prix des denrées s'envolera. Le monde aura atteint un point de basculement et ne pourra plus revenir en arrière.

Îles touristiques

Dans ces lieux comme les îles, l'élévation du niveau de la mer avec la dilatation des eaux plus chaudes provoquera des tempêtes, détruira les écosystèmes, dont la beauté naturelle attire les touristes. N'oublions pas la fonte des glaciers. Le niveau de la mer atteindra 0,23m d'ici 2050 ; et 0,77 m d'ici 2100 - rendant inhabitable une île comme Hawaï.

Si les décideurs politiques ne prennent pas des mesures urgentes, cette situation induira des implications économiques aux Maldives, aux îles du Pacifique et à Venise. Le pronostic des experts n'est pas du tout optimiste. Les îles basses sensibles au niveau de la mer devront affronter des différences dans la hauteur des océans. Durant les prochaines 40 années, quelques-unes des îles de l'archipel des Seychelles, qui en compte une centaine, seront submergées. La célèbre ville de Venise, qui connaît un tourisme de masse, a été trop longtemps négligée. Elle demeure vulnérable.

Montagnes pas épargnées

Les glaciers perdent 58 millions de tonnes de glace par an, d'où une élévation de la mer de 5 %. Une grosse perte pour la consommation de l'eau. Ce précieux liquide indispensable à la vie, va par conséquent, diminuer. Ces fontes vont créer un manque vital d'eau. Les ouragans, synonymes de cyclones, la sécheresse et les inondations diminueront l'emploi en certains lieux.

Les régions montagneuse s n'échapperont pas à cette bascule. Les grandes stations de ski vont fermer en raison du manque de glace. La neige artificielle ne pourra jamais remplacer la neige naturelle. Malgré cela, de grands domaines skiables aux États-Unis et dans les Alpes en Europe vont disparaître. Ce sera le cas pour la neige au sommet du Kilimandjaro en Tanzanie ou celle du Mont Kenya, qui va fondre, de même que les glaciers à Yunan en Chine, en Amérique latine, en Afrique du Sud et en Océanie.

Pas de solutions envisageables sans planification. L'inaction des États dans l'hémisphère Nord affectera largement les États du Sud non-industrialisés - donc pas émetteurs de gaz à effet de serre. Il faudrait freiner ces émissions en ayant recours à l'énergie solaire et à l'éolienne. Cette dernière est rejetée par Trump, mais la Chine a littéralement recouvert d'immenses étendues désertiques d'énormes panneaux solaires.

Ailleurs dans les grandes villes, il faudra stocker l'eau de pluie. Idem pour les îles. Il faudrait aussi rétablir à grande échelle la culture de mangrove, le reboisement et la récupération d'eau de pluie. Avoir rapidement recours aux énergies renouvelables et aux voitures électriques.

Sur le plan local, que faire pour sauvegarder nos plages. Dans certaines îles, elles vont se réduire, voire disparaître, durant les prochaines décennies. Les responsables de haut niveau sont conscients de cette bascule. Certaines mesures sont envisagées et sont même en cours de concrétisation, mais la communication semble trop parcellaire. L'heure est arrivée pour une grande conférence qui étalerait toutes les mesures envisagées par le gouvernement et les entreprises pour lutter contre les répercussions de ce réchauffement climatique. Tous les thèmes abordés dans cette projection 2050 doivent être connus du grand public.

La chaleur ne peut qu'empirer. La climatisation et les ventilateurs vont consommer encore plus d'électricité, dont la demande est déjà saturée. Prévenir autant que possible.

Question insidieuse : faudra-t-il à l'avenir déplacer nos populations habitant sur les côtes ?

Napa sof soley!

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