Ile Maurice: Le Grade 1 pris en otage par une crise de gouvernance

13 Février 2026

La rentrée scolaire de janvier 2026 dans les écoles primaires met en lumière une situation alarmante. Selon Suttyhudeo Tengur, négociateur de la Government Hindi Teachers' Union, une pénurie aiguë d'éducateurs a laissé plusieurs établissements sans enseignant attitré pour le Grade 1, année pourtant fondatrice dans le parcours d'un enfant.

À l'école gouvernementale Raoul Rivet, comme ailleurs, des élèves ont débuté leur vie scolaire sans encadrement stable, dans un climat d'improvisation plutôt que de préparation.

Pour le syndicaliste, cette crise n'a rien d'imprévisible. Les départs à la retraite étaient connus, les projections d'effectifs disponibles et des candidats avaient déjà été interviewés en 2025 pour des postes de suppléants. Pourtant, aucun déploiement structuré n'a été assuré à temps. À la place, des contrats d'un mois ont été octroyés à certains enseignants, d'autres devant être recrutés en mars pour une période tout aussi brève, avant d'être remplacés en avril par des stagiaires du Mauritius Institute of Education. Une rotation jugée «pédagogiquement inacceptable».

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Le Grade 1 ne saurait être traité comme une simple formalité administrative. C'est à ce stade que se construisent les bases de la lecture, de l'écriture et du calcul. Les études internationales soulignent l'importance de la stabilité de l'enseignant dans les premières années du primaire pour garantir la réussite future.

Pour Suttyhudeo Tengur, le problème est avant tout structurel et managérial : déficit de planification, manque de coordination entre recrutement et formation, gestion réactive plutôt que stratégique. Il appelle à des mesures urgentes - stabilisation des contrats, déploiement immédiat des candidats déjà sélectionnés et publication d'un plan transparent - afin d'éviter un préjudice durable au système éducatif.

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