Huit mois après l'affaire de l'aiguille plantée dans le dos d'un nouveau-né, le rapport du ministère de la Santé, qui a conclu qu'il n'y avait pas eu de négligence médicale, fait polémique. La famille du bébé ne comprend pas et réclame toujours des réponses.
L'affaire, révélée en juin dernier, avait provoqué une onde de choc nationale. Les parents du nourrisson avaient dénoncé une possible faute médicale après la découverte de l'objet métallique dans le dos de leur bébé et avaient demandé que toute la lumière soit faite à ce sujet.
Chargé d'examiner le dossier, le Medical Negligence Committee du ministère de la Santé affirme aujourd'hui n'avoir trouvé «aucune preuve de négligence» de la part du personnel de l'hôpital Dr A. G. Jeetoo.
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Loin d'apaiser les tensions, cette conclusion soulève de nouvelles interrogations. Le père de l'enfant, Kavishen Moonnesawmy, rejette les conclusions de l'enquête administrative et met en doute la rigueur du processus. «Je ne comprends pas comment le ministère de la Santé a pu conclure qu'il n'y a pas eu de négligence médicale alors qu'il n'y a même pas eu une identification de l'aiguille. J'ai l'impression qu'ils ont voulu boucler leur enquête rapidement. Il y a toujours une enquête policière en cours et tout est à présent entre les mains de la police. J'espère que justice sera faite», affirme-t-il.
Si le ministère de la Santé a bouclé son investigation interne, l'affaire est loin d'être terminée. Les autorités sanitaires ont transmis le dossier au commissaire de police, qui mène désormais l'enquête afin d'établir comment et quand l'aiguille s'est retrouvée dans le corps du nouveau-né.
Entre les conclusions officielles et la colère d'un père en quête de vérité, l'affaire continue à alimenter les inquiétudes du public. Pour beaucoup, la grande question demeure : comment un tel incident a-t-il pu se produire sans qu'aucune responsabilité ne soit, à ce stade, établie ?