Addis-Abeba — En marge de la 39e session ordinaire du Sommet de l'Union africaine à Addis-Abeba, un événement de haut niveau a souligné l'urgence pour le continent de se réengager en faveur de la survie des enfants à travers des investissements stratégiques contre la malnutrition.
L'initiative a rassemblé des hauts responsables gouvernementaux et des dignitaires internationaux, parmi lesquels le ministre d'État à la Santé éthiopien, Dereje Duguma, Legiono Porto Johnny, Ministre des Affaires étrangères et des Relations internationales du Lesotho, des représentants de l'UNICEF et Mme Lillian Dodson, Directrice régionale et vice-présidente de World Vision pour l'Afrique de l'Est.
Lors de son allocution, Legiono Porto Johnny a insisté sur la nécessité d'un engagement étatique fort pour la survie de l'enfant, affirmant que cette priorité dépasse le simple budget ministériel et doit être intégrée au budget national du Lesotho, traduisant une ambition de « plus haut niveau d'engagement possible ».
De son côté, le Dr Dereje Duguma a partagé l'expérience éthiopienne en matière de santé maternelle et infantile, en particulier dans la lutte contre la malnutrition.
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Il a mis en avant les initiatives phares du pays, telles que la distribution de suppléments multimicronutriments, le lancement de farines fortifiées et le développement précoce de l'enfant, intégrés dans la majorité des établissements de santé.
Il a précisé que la prévention communautaire de la malnutrition est au coeur des plans gouvernementaux, avec une mise en oeuvre coordonnée au niveau des districts et un alignement total des partenaires internationaux, y compris la Banque mondiale, la Fondation Gates, Nutrition International et l'UNICEF.
Allison Parker, Directrice adjointe régionale pour l'UNICEF en Afrique australe, a souligné que l'Afrique se trouve à un tournant crucial : investir délibérément dans la santé et la nutrition des enfants est essentiel pour assurer un avenir durable.
Elle a insisté sur le renforcement des systèmes au niveau sous-national et sur le soutien à la production locale alimentaire via des initiatives comme Food Africa, qui accompagne 500 entreprises africaines pour répondre aux besoins nutritionnels spécifiques de leurs communautés.
Enfin, Mme Lillian Dodson a rappelé que protéger chaque enfant, y compris ceux vivant dans les États fragiles, les camps de déplacés et de réfugiés, nécessite un courage politique soutenu et un engagement continu dans le financement de la nutrition.
Elle a conclu en affirmant que garantir la survie de chaque enfant constitue la pierre angulaire de l'avenir de l'Afrique et de son capital humain.