Afrique: Communique de la 1328e réunion du CPS, séance publique, tenue le vendredi 30 janvier 2026, sous le thème « Quatrième édition de la commémoration de la Journée africaine de la paix et de la réconciliation - enseignements tirés et expériences de l'Angola, de la Sierra Leone et de l'Afrique du Sud »

Adopté par le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'Union africaine (UA) à sa 1328e réunion, séance publique, tenue le vendredi 30 janvier 2026, sous le thème « Quatrième édition de la commémoration de la Journée africaine de la paix et de la réconciliation : enseignements tirés et expériences de l'Angola, de la Sierra Leone et de l'Afrique du Sud »

Le Conseil de paix et de sécurité,

Rappelant la Déclaration [Ext/Assembly/AU/Decl.XVI] adoptée par la 16e session extraordinaire de la Conférence de l'Union tenue le 28 mai 2022, instituant le 31 janvier de chaque année « Journée africaine de la paix et de la réconciliation », et la Décision [Assembly/AU/Dec.501(XXII)] adoptée par la 22e session ordinaire de la Conférence de l'Union, déclarant la période 2014-2024 « Décennie Nelson Mandela pour la réconciliation en Afrique » ;

Rappelant également ses déclarations et décisions antérieures sur la commémoration de la Journée africaine de la paix et de la réconciliation, en particulier le Communiqué [PSC/PR/COMM.1258 (2025)] adopté à sa 1258e réunion tenue le 31 janvier 2025 ;

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Réaffirmant son engagement à ne ménager aucun effort pour réaliser les aspirations de l'Agenda 2063 de l'UA, en particulier l'Aspiration numéro 4, à savoir une Afrique en paix et en sécurité ;

Prenant note de l'allocution d'ouverture de S.E. l'Ambassadeur Jean Léon Illunga Ngandu, Représentant permanent de la République démocratique du Congo auprès de l'Union africaine et Président du Conseil de paix et de sécurité pour le mois de janvier 2026, de la déclaration de S.E. João Manuel Gonçalves Lourenço, Président de la République d'Angola, Président de l'UA et Champion de l'UA pour la paix et la réconciliation en Afrique, de la déclaration liminaire de Mme Patience Chiradza, Directrice de la gouvernance et de la prévention des conflits, au nom de S.E. l'Ambassadeur Bankole Adeoye, Commissaire aux affaires politiques, à la paix et à la sécurité ;

Prenant également note de la communication de S.E. Dr Welile Nhlapo, Ambassadeur et conseiller politique principal du Centre africain pour la résolution constructive des conflits (ACCORD), et des déclarations des représentants de la République d'Angola, de la République de Sierra Leone et de la République d'Afrique du Sud, ainsi que des déclarations des représentants des Nations Unies et du Comité international de la Croix-Rouge ; et

Agissant en vertu de l'article 7 de son Protocole, le Conseil de paix et de sécurité :

1. Se félicite de la tenue de la 4e édition de la commémoration de la Journée africaine de la paix et de la réconciliation ; et souligne la nécessité de poursuivre les efforts visant à promouvoir la culture de la paix, de la tolérance, de la justice, du pardon et de la réconciliation, en particulier dans les pays sortant de situations de conflit violent ;

2. Se déclare profondément préoccupé par les conflits en cours dans certaines régions du continent et à toutes les conséquences désastreuses qui en découlent, notamment les pertes en vies humaines, les crises humanitaires telles que les déplacements de population, la destruction des infrastructures et de l'environnement, et le ralentissement du développement national ; et souligne la nécessité d'un dialogue interculturel constructif afin de promouvoir la compréhension mutuelle entre les personnes de différentes ethnies, religions et orientations politiques ;

3. Félicite S.E. João Manuel Gonçalves Lourenço, Président de la République d'Angola, Président de l'UA et Champion de l'UA pour la paix et la réconciliation en Afrique, pour son engagement personnel en faveur de la promotion de la paix et de la réconciliation en Afrique ;

4. Félicite également S.E. Faure Gnassingbé, Président de la République togolaise, médiateur principal de l'UA dans le conflit dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), pour son leadership dans la recherche d'une paix durable dans l'est de la RDC ;

5. Félicite en outre les États membres pour leurs efforts inlassables en faveur de la promotion de la paix et de la réconciliation sur le continent ;

6. Félicite la Commission de l'UA pour sa collaboration avec les États membres dans la création d'espaces propices à un dialogue interculturel et intergénérationnel constructif, notamment en favorisant la coexistence pacifique dans la diversité ;

7. Encourage toutes les parties aux conflits à faire passer les intérêts supérieurs de leurs pays et de leurs peuples avant toute autre considération, et à privilégier le dialogue comme seule approche viable pour briser le cycle de la violence et résoudre efficacement les conflits en vue de promouvoir une paix durable, la stabilité et la réconciliation nationale ;

8. Réaffirme la nécessité pour les États membres d'intégrer l'éducation à la paix et à la réconciliation dans leurs programmes scolaires nationaux, en ciblant particulièrement les jeunes, et d'assurer la participation significative des jeunes et des femmes à tous les processus de paix à tous les niveaux ;

9. Encourage également les États membres qui ont réussi à promouvoir la réconciliation nationale à partager leurs expériences avec les États membres confrontés au défi d'une polarisation profonde, en particulier sur le plan politique et ethnique ; et, à cet égard, félicite la République d'Angola, la République de Sierra Leone et la République d'Afrique du Sud d'avoir partagé leurs expériences et leurs enseignements, ainsi que leurs bonnes pratiques en matière de réconciliation et de cohésion nationales ;

10. Exprime sa gratitude à tous les envoyés spéciaux de l'UA, au Groupe des sages de l'UA, à FemWise, à WiseYouth et aux médiateurs de l'UA pour leurs efforts en faveur de la promotion de la paix et de la réconciliation sur le continent ;

11. Réaffirme l'importance de renforcer davantage le Système continental d'alerte précoce et la diplomatie préventive sur le continent ;

12. Souligne l'importance de l'inclusivité dans tous les aspects de la gouvernance en tant que facteur de réussite dans la promotion de sociétés en paix et réconciliées ; souligne également l'importance de lutter contre l'impunité et de promouvoir la responsabilité et la justice, en particulier dans les sociétés sortant de conflits violents ;

13. Souligne l'importance de recourir à des approches traditionnelles éprouvées pour promouvoir la justice, la paix et la réconciliation, notamment le système Gacaca au Rwanda, la Commission Vérité et Réconciliation en Afrique du Sud, les processus de vérité et d'apaisement en Sierra Leone et les approches utilisées en Angola ;

14. Réitère également son appel aux États membres afin qu'ils redoublent d'efforts pour remédier de manière holistique et globale à toutes les causes structurelles profondes et aux facteurs de conflit sur le continent, en particulier les déficits de gouvernance, notamment en promouvant des programmes de développement national équitables qui pallient efficacement les disparités et les inégalités régionales, ainsi que l'importance d'adopter des approches inclusives « pangouvernementales et pansociétales ».

15. Souligne la nécessité pour les parties au conflit de respecter leurs engagements au titre du droit international humanitaire (DIH) et du droit international relatif aux droits de l'homme (DIDH) et d'assurer la protection des civils, et prévient que les auteurs d'atrocités répondront de leurs actes ;

16. Salue les efforts déployés par le Centre de l'UA sur la RDPC et encourage celui-ci à continuer de soutenir les États membres sortant de conflits violents afin de renforcer leur résilience et de prévenir les rechutes ;

17. Souligne la nécessité de renforcer les synergies entre le Centre de l'UA sur la RDPC et la Commission de consolidation de la paix des Nations Unies ;

18. Souligne également la nécessité pour les États membres d'approfondir et de consolider la démocratie, de défendre le constitutionnalisme et de respecter les droits de l'homme, ainsi que la nécessité pour les États membres d'être à l'écoute des aspirations légitimes de leurs populations ; et

19. Décide de rester activement saisi de la question.

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