Madagascar: À Tamatave, la vie reprend difficilement après le passage du cyclone Gezani

Le dernier bilan du passage du cyclone Gezani à Madagascar fait état de 40 morts et de plus de 269 000 sinistrés. À Tamatave, deuxième ville du pays, les habitants tentent progressivement de reprendre le cours de leur vie, mais sont confrontés à une réalité économique : une hausse fulgurante des prix.

L'atmosphère est lourde dans les rues de Tamatave. Le traumatisme causé par le cyclone Gezani se lit sur les visages des habitants. Pourtant, « il faut avancer, malgré tout », confie Charles, qui travaille à l'assainissement des rues. Il est en train de déblayer les gravats. « Le cyclone nous a tout pris, tout. Aujourd'hui, je suis obligé de vivre avec ma mère, car le toit de ma maison s'est envolé. J'ai essayé d'aller acheter de la tôle, mais la queue était trop longue, et je suis rentré chez moi. »

Le peu de commerces ouverts dans la ville ne désemplissent pas. Les prix des produits de première nécessité comme le riz ou l'huile ont explosé, ils deviennent des denrées rares, ce qui aggrave la précarité de la frange paupérisée de la population.

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Pour Claudio, qui s'occupe de la sécurité dans un hôtel de la ville, les commerçants exploitent la situation : « En ce moment je travaille, mais notre maison, tout est détruit et on ne peut rien faire, car tous les matériaux de construction augmentent par rapport au prix normal. Des vendeurs profitent de notre misère. »

Alors que près de 75% de la ville a été détruite par le cyclone, les habitants espèrent que l'appel à l'aide internationale lancé par le colonel Mickael Randrianirina, président de la refondation, sera entendu.

Avec les données qu'on a pu collecter durant le vol, les autorités malagasy pourront établir un bulletin de la situation. Et par la suite, dresser le plan de réponse humanitaire. Ces informations sont cruciales pour nous, pour savoir par quoi commencer, pour aider les victimes.

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