Le 17 février marque le début du Nouvel An chinois, point de départ d'un cycle astrologique riche en symboles et en promesses. Cette année, le calendrier lunaire célèbre l'Année du cheval de feu, un signe puissant qui annonce dynamisme, mouvement et transformations audacieuses. Il ne s'agit pas simplement d'une année supplémentaire dans le zodiaque chinois, mais d'une convergence rare et puissante qui ne se produit qu'une fois tous les 60 ans.
Chaque Nouvel An lunaire commence à la nouvelle lune, entre fin janvier et mi-février. En 2026, cette transition se produira le 17 février, marquant officiellement le lancement des festivités traditionnelles du Nouvel An chinois. Le zodiaque chinois suit un cycle de 12 ans, chaque année étant représentée par l'un des douze animaux : rat, boeuf, tigre, lapin, dragon, serpent, cheval, chèvre, singe, coq, chien et cochon.
Ce système est enrichi par les cinq Éléments - bois, feu, terre, métal et eau - qui alternent entre les signes, formant ainsi un cycle complet de 60 ans. Lorsque le cheval, signe fougueux, rencontre le feu, élément transformateur, le résultat est une combinaison intense, souvent associée à des périodes de bouleversements sociaux importants.
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Charles Ng Cheng Hin, figure respectée et passionné d'astrologie, âgé de 83 ans, partage ici son analyse du symbole de cette fête. «Le cheval de feu ne revient que tous les 60 ans. La dernière fois, c'était en 1966. Ceux qui sont nés cette annéelà portent en eux une flamme particulière.» Il décrit la Fête du Printemps comme une célébration d'harmonie et de partage, loin de la vision superficielle qui en fait un simple spectacle. Pour lui, cette fête reflète l'importance de vivre en interaction avec les autres, en lien avec les enseignements confucéens et bouddhistes.
«La préparation est aussi importante que la célébration», poursuitil. «On nettoie la maison de fond en comble pour chasser les mauvaises énergies de l'année écoulée. C'est un renouveau à la fois spirituel et matériel.» Le partage et la compassion envers les démunis sont essentiels. Les rituels, comme le grand nettoyage, symbolisent la préparation à une nouvelle année avec un esprit pur et ouvert. Charles Ng invite à dépasser les clichés pour apprécier la profondeur de ces traditions et souligne l'importance du dialogue interculturel pour construire des ponts entre les populations.
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Un éclairage sur la politique
Dans un contexte où la politique occupe une place importante dans les débats publics, Charles Ng (photo), nous livre une analyse des thèmes astraux de nos deux leaders politiques : Navin Ramgoolam et Paul Bérenger.
o Navin Ramgoolam : le cochon de feu face à l'année du cheval
Né le 14 juillet 1947, Navin Ramgoolam appartient au signe du cochon de feu. «Voilà qui est fascinant», note Charles Ng. Le cochon, dernier signe du zodiaque chinois, symbolise sincérité, générosité et honnêteté. Les natifs de ce signe sont sociables, capables de rassembler les gens et d'aborder les problèmes avec pragmatisme. «L'élément feu dans son thème natal lui apporte énergie, passion et détermination, renforçant ses qualités naturelles. Il possède une ambition marquée et une volonté de laisser une empreinte durable.»
Selon lui, le cochon possède une intelligence sociale remarquable, capable de créer des alliances et de comprendre les besoins des autres. Mais cette naïveté peut le rendre vulnérable aux flatteurs. Heureusement, il saura toujours s'entourer de patriotes et d'amis loyaux. Le cochon est également réputé pour sa quête du plaisir. Concernant la compatibilitéavec l'année du cheval de feu, l'astrologue se montre prudent. «Cochon et cheval ne sont ni en parfaite harmonie, ni en conflit direct. C'est une relation neutre, mais avec des nuances. Trop de feu peut être dangereux pour le cochon», prévient-il.
o Paul Bérenger : le coq de bois et l'énergie du cheval
Paul Bérenger, né le 26 mars 1945, est du signe du coq de bois. «Le coq !» s'exclame l'astrologue. Ce signe ne passe jamais inaperçu :vif d'esprit, méticuleux, organisé, décisif et perfectionniste, le coq tolère mal la médiocrité et aime argumenter pour partager son savoir. Cependant, il doit modérer ses ambitions pour éviter de se disperser et de se montrer difficile sur de petites choses. Le coq se distingue par sa confiance, son sens de l'observation et sa capacité à communiquer avec clarté. «Les natifs du coq ont des standards élevés, tant pour euxmêmes que pour les autres, et n'hésitent pas à exprimer leurs opinions, même impopulaires.»
Concernant le duo Ramgoolam-Bérenger, Charles Ng donne aussi son analyse : «Ce duo a beaucoup travaillé l'an dernier, mais les résultats ont été mitigés. Ils peuvent réussir ensemble s'ils font chacun des concessions. Il y a des points de désaccord, mais tous deux ont l'expérience pour les aplanir. Ramgoolam est passionné et chaleureux, ce qui peut être difficile pour le coq analytique et cérébral. Bérenger, de son côté, est trop argumentatif et compétent pour le suivre aveuglément.»