Le policier Rakesh Unmar, ancien membre de la Special Striking Team, a porté plainte pour menaces verbales, insultes et diffamation contre Vimen Sabapati, à la suite de propos particulièrement violents qu'il affirme avoir subis en public lors d'un pèlerinage à Grand Bassin.
Selon sa déclaration au poste de police de Quatre-Bornes, les faits se seraient produits le jeudi 12 février, alors qu'il faisait la queue pour obtenir de la nourriture en compagnie de sa fille. C'est à ce moment qu'un homme, identifié comme Vimen Sabapati, se serait approché de manière agressive et l'aurait publiquement pris à partie.
Le plaignant affirme que ce dernier l'aurait pointé du doigt, avant de lui adresser une série d'insultes humiliantes et de menaces explicites. Il aurait notamment insinué qu'il pouvait «l'éliminer à tout moment», allant jusqu'à évoquer la disparition de son corps sans que personne ne puisse le retrouver. Des propos dégradants auraient également été prononcés à son encontre ainsi qu'à l'égard de sa famille, dans le but de l'atteindre moralement devant sa fille et les autres dévots présents.
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Rakesh Unmar allègue en outre que Vimen Sabapati l'aurait accusé publiquement d'avoir «monté» une affaire de drogue contre lui dans le passé, en lançant des propos à connotation communautaire susceptibles, selon lui, d'attiser les tensions parmi les fidèles présents.
Se sentant profondément humilié, le policier affirme avoir préféré quitter les lieux sans réagir afin d'éviter toute escalade. Il indique aujourd'hui craindre pour sa sécurité ainsi que celle de ses proches. Sa fille aurait été témoin direct de la scène.
Un second incident aurait été relevé le 13 février 2026. Rakesh Unmar dit avoir découvert sur Facebook une publication attribuée à Vimen Sabapati, comportant des propos injurieux ainsi qu'une courte vidéo filmée à Grand Bassin. Selon lui, la diffusion de ces contenus, devenus viraux, aurait porté atteinte à sa réputation.
Une enquête a été ouverte par la police de Quatre-Bornes. Des captures d'écran ont été transmises aux enquêteurs dans le cadre des investigations.
Contacté pour réagir, Vimen Sabapati conteste catégoriquement les accusations. Il affirme que la version du policier serait qu'un tissu de mensonges et indique avoir déjà pris contact avec son avocat dans l'éventualité où il serait convoqué par la police pour donner sa version des faits.