Au Sahel, le départ des troupes françaises et les difficultés d'approvisionnement russes ont laissé un vide sécuritaire que Pékin s'emploie à combler - sans soldats, mais avec des armes, des formations et des financements.
En Afrique de l'Ouest et centrale, la recomposition sécuritaire redessine les équilibres d'influence. Depuis la vague de coups d'État au Sahel et le retrait progressif de la France, les partenariats militaires traditionnels se sont effondrés, ouvrant un espace que la Chine exploite méthodiquement.
Pékin avance sans déploiement massif de troupes. Sa stratégie repose sur des ventes d'armes à prix compétitifs, des financements souples et une coopération militaire de plus en plus dense.
Drones, véhicules blindés, formations de personnel, réseaux d'attachés de défense : l'influence se déploie discrètement, au plus près des besoins de gouvernements confrontés à des insurrections persistantes et à des budgets contraints. Cette offre séduit d'autant plus qu'elle s'accompagne rarement de conditions politiques. Elle s'inscrit aussi dans une logique plus large : sécuriser des intérêts économiques majeurs, des ressources minières aux infrastructures stratégiques.
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Mais la percée chinoise n'est pas sans rival. La Turquie gagne du terrain, les États-Unis restent influents et la Russie conserve des réseaux sécuritaires solides. Pékin avance vite - mais dans un champ déjà disputé.