Depuis le 16 mars 2025, une brigade de surveillance et de sensibilisation s'active dans les rues de Rufisque pour pérenniser les opérations de désencombrement. Coordonnée par l'acteur communautaire Demba Seck, cette initiative citoyenne, née d'une collaboration étroite avec la préfecture, mise sur le dialogue et le bénévolat, pour transformer durablement le cadre de vie des Rufisquois.
RUFISQUE - Dans la gestion du cadre de vie à Rufisque, le suivi est souvent perçu comme le parent pauvre des initiatives et actions menées par les pouvoirs publics. Après chaque opération de désencombrement de la voie publique, il est récurrent de constater un nouvel envahissement des emprises libérées.
En vue de lutter plus efficacement contre ce phénomène, il a été institué par l'autorité préfectorale une brigade dont les missions sont : de veiller à la sauvegarde des espaces libérés ; de lutter contre toute tentative de réoccupation ; de suivre les projets d'aménagement des sites libérés ; de sensibiliser les populations concernées sur la nécessité de préserver l'espace public.
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Instituée par un arrêté préfectoral en date du 16 mars 2025, cette brigade n'existe pas ex nihilo. Elle est le fruit d'une inspiration de l'engagement citoyen de Demba Seck qui en assure aujourd'hui la coordination. Ce dernier, réputé pour son engagement actif, et son sens élevé du bénévolat auprès de la communauté de plus d'une décennie, a tapé à l'oeil de l'autorité après la diffusion d'une de ses vidéos de sensibilisation. « C'est à la suite d'une vidéo devenue virale partagée par un conseiller du préfet Maguette Diouck qu'est née cette brigade », affirme-t-il.
Une citoyenneté active
La vidéo en question, narre-t-il, montrait un déguerpissement qu'il faisait de façon bénévole. « Ayant constaté le retour de certains tabliers sur le site du rond-point Dioutiba, où une opération de déguerpissement s'était opérée auparavant, je suis descendu de ma voiture pour les sommer de quitter les lieux », relate-t-il. À ce moment, il était loin de s'imaginer que son acte allait susciter une telle ampleur. Par la suite, Demba Seck, l'acteur communautaire, sera contacté par le préfet, qui a décidé de lui confier la coordination de la brigade. Rompu à la tâche, Demba Seck souligne que le problème majeur des opérations de déguerpissement réside dans le manque de suivi.
Celui-ci est accentué par le manque criant de moyens matériels pour mener à bien cette mission. Ainsi, ce travail qui repose principalement sur le volontariat, privilégie la communication, et le dialogue en amont. « L'objectif est de surveiller, sensibiliser mais surtout alerter concernant les déguerpissements que l'autorité a eu à faire », explique-t-il.
Selon Demba Seck, cette démarche semble porter ses fruits : les populations saluent une « nette amélioration du cadre de vie », et sollicitent de plus en plus l'intervention de la brigade. Pour la pérennité de cette mission, il en appelle à une large synergie entre les forces vives de Rufisque.
Au-delà de la brigade, la fibre communautaire ne quitte pas Demba Seck, président du Mouvement pour le développement intégral de Rufisque (Mdir) créé en 2014. Cette structure oeuvre déjà dans le nettoyage et la désinfection des écoles, l'appui aux groupements féminins et l'installation de lampadaires.