Addis-Abeba — Les responsables africains ont invité les 55 États membres de l'Union africaine à finaliser la ratification du traité instituant l'Agence africaine des médicaments (AMA), soulignant qu'un appui politique ferme et des ressources financières pérennes sont indispensables pour garantir l'accès à des médicaments sûrs, efficaces et de qualité sur l'ensemble du continent.
Réunis à Addis-Abeba, les dirigeants ont noté que si 31 pays ont déjà ratifié l'accord fondateur, une adhésion plus large demeure cruciale pour permettre à l'agence d'exercer pleinement son mandat à l'échelle continentale.
La directrice générale de l'AMA, le Dr Delese Mimi Darko, a mis en avant l'urgence d'un engagement politique accru et de contributions financières soutenues, avertissant qu'un nombre limité de ratifications réduirait l'impact et la portée opérationnelle de l'institution.
Elle a rappelé que la mission de l'AMA est d'assurer aux populations africaines un accès rapide et équitable à des produits médicaux sûrs, efficaces et conformes aux normes de qualité.
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L'agence ambitionne notamment d'harmoniser les cadres réglementaires, de renforcer la supervision des essais cliniques, d'améliorer la pharmacovigilance et de soutenir la fabrication pharmaceutique locale -- un levier stratégique pour réduire la dépendance aux importations.
De son côté, l'envoyé spécial de l'Union africaine pour l'AMA, Michel Sidibé, a salué les ratifications déjà obtenues comme une avancée significative, tout en soulignant que la mise en oeuvre concrète doit suivre rapidement les engagements formels.
Il a averti que la dépendance aux systèmes réglementaires extérieurs expose l'Afrique à des vulnérabilités et à des retards, présentant l'AMA comme un pilier central de la souveraineté réglementaire et de la sécurité sanitaire du continent.
Les dirigeants ont ainsi exprimé leur détermination à intensifier les démarches diplomatiques en vue d'une ratification universelle, d'accélérer l'opérationnalisation de l'agence et de consolider la capacité de l'Afrique à faire face efficacement aux futures crises sanitaires.