Cameroun: Un soutien de Biya avoue avoir truqué la présidentielle de 2025

16 Février 2026

Un soutien de Paul Biya vient de faire l'impensable. Fridolin Nke a reconnu publiquement avoir participé à une fraude électorale massive lors de la présidentielle d'octobre 2025.

Ses mots sont sans détour : "Il y a trop de faux qu'on a fait pour qu'on arrive à nos histoires de 50 machin."

Les détails d'une tricherie assumée

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L'homme ne cache rien. Bourrage des urnes, manipulations systématiques, résultats falsifiés à grande échelle. "Il y a eu beaucoup de tricherie de manipulation et de bourrage des urnes", détaille-t-il dans une déclaration qui fait l'effet d'une bombe politique. Plus explosif encore : selon lui, Paul Biya n'a jamais atteint les 50% officiellement proclamés.

Une justification qui interroge

"Vous n'avez pas eu 50%, on a seulement forcé", lâche Fridolin Nke sans ambiguïté. Le plus troublant reste sa tentative de légitimation morale. "Moi-même je sais que j'ai fait le faux pour le bien du pays", affirme-t-il, présentant ainsi la manipulation des résultats comme un acte patriotique nécessaire.

Des répercussions politiques majeures

Cette confession venant de l'intérieur du système change la donne. L'opposition camerounaise dispose désormais d'un témoignage accablant provenant du camp présidentiel lui-même. Les institutions électorales, déjà critiquées par les observateurs internationaux, se retrouvent sous pression maximale. Les soupçons se transforment en certitudes documentées.

Quelle crédibilité pour le scrutin ?

Si un partisan revendique ouvertement avoir participé au traficotage électoral, quelle est l'ampleur réelle du phénomène ? Les questions fusent. Pourquoi un tel aveu maintenant ? S'agit-il d'un règlement de comptes interne ou d'une tentative de déstabilisation orchestrée ? Une chose est certaine : la confiance des citoyens dans le système démocratique vacille dangereusement. Au-delà de ce cas, combien d'autres fraudeurs restent encore dans l'ombre du pouvoir camerounais ?

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