La Cellule Analyses et Prospective (CAP) de l'Alliance Pour la République s'est réunie le 11 février pour examiner la situation jugée préoccupante dans les universités sénégalaises, à la suite des violences survenues à l'UCAD. Elle s'est inclinée devant la mémoire d'Abdoulaye Ba, étudiant en deuxième année de médecine, et a présenté ses condoléances à sa famille et à la communauté universitaire, évoquant des circonstances d'une extrême gravité telles que relayées par la presse.
Condamnant fermement la répression des étudiants à l'intérieur du campus social, la CAP dénonce une violation de la loi sur les franchises universitaires et estime que le ministre de l'Intérieur doit en assumer la responsabilité politique. À ce titre, elle demande sa démission immédiate.
La Cellule appelle à des enquêtes diligentes, transparentes et impartiales afin que toute la lumière soit faite et que les responsabilités soient établies et sanctionnées conformément à la loi. Elle critique par ailleurs une communication gouvernementale qu'elle juge inappropriée et insuffisamment empathique face à la gravité des faits.
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Estimant que le régime en place peine à apporter des réponses structurelles aux difficultés persistantes de l'enseignement supérieur, la CAP considère que les revendications relatives aux bourses et aux conditions de vie relèvent de droits fondamentaux et ne sauraient justifier un usage disproportionné de la force.
Enfin, elle réaffirme son soutien au Collectif des Amicales, condamne leur suspension et appelle au dialogue. Elle interpelle également le Collectif des Universitaires pour la Démocratie afin qu'il se prononce sur la situation actuelle, estimant que les intellectuels ont la responsabilité d'éclairer le débat public et de contribuer au rétablissement de la sérénité dans les universités.