La Convergence Africaine pour la Démocratie et les Droits Humains (Sen_CADDHU), le Forum du justiciable et Justice sans Frontières ont condamné ce qu'elles ont qualifié de « bavures » ayant conduit à plusieurs blessés et à la mort de l'étudiant Abdoulaye Ba. Dans un communiqué conjoint, ces trois organisations de la société civile, estimant que ces actes constituent de graves atteintes aux droits humains, exigent que « toute la lumière soit faite » sur les circonstances du drame.
Le décès de l'étudiant en 2e année de médecine, Abdoulaye Bâ, survenu le 9 février dernier en marge de l'intervention violente des éléments de la Police nationale au sein du campus de Dakar provoquée par les tentions autour de la réforme du système de paiement des bourses et des rappels, continue de susciter des réactions.
Dans un communiqué conjoint, la Convergence Africaine pour la Démocratie et les Droits Humains (Sen_CADDHU), le Forum du justiciable et Justice sans Frontières condamnent fermement ce qu'elles qualifient de « bavures » ayant conduit à plusieurs blessés et à la mort de l'étudiant Abdoulaye Ba. Selon ces organisations de la société civile, l'intervention des forces de l'ordre s'est caractérisée par « un usage disproportionné de la force », d'autant plus préoccupant qu'« aucune manifestation n'était en cours » au moment des faits.
Estimant que ces actes constituent de graves atteintes aux droits humains et exigent que « toute la lumière soit faite » sur les circonstances du drame, les responsables de ces organisations appellent ainsi à l'ouverture immédiate d'une enquête « indépendante, impartiale et transparente », avec publication des conclusions dans les meilleurs délais afin d'établir les responsabilités.
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Par ailleurs, faisant état de l'arrestation de plusieurs dizaines d'étudiants, parmi lesquels des présidents d'amicales et des blessés, actuellement détenus au Commissariat central pour des motifs inconnus à ce stade, malgré les démarches entreprises par les avocats constitués, les trois organisations exhortent les autorités à éviter toute escalade et à privilégier le dialogue.
« La voie de la répression ne saurait remplacer celle du dialogue », insistent-elles, rappelant aux autorités leurs obligations internationales en matière de respect du droit à la vie et à la dignité. Sous ce rapport, elles demandent, « la libération immédiate des personnes interpellées et l'ouverture de discussions avec les représentants légaux des étudiants des différentes universités du pays, en vue d'une issue heureuse et durable à la crise.
Aux étudiants, la Sen_CADDHU, le Forum du justiciable et Justice sans Frontières invitent à s'inscrire dans une dynamique de négociation afin de parvenir à des consensus forts, susceptibles de garantir la stabilité de l'année universitaire et une paix durable dans les établissements d'enseignement supérieur du Sénégal.