Afrique: Un expert liste les préalables à l'industrialisation de l'Afrique

Dakar — Le coordonnateur du Forum social sénégalais, Mamadou Mignane Diouf, a souligné lundi la nécessité de relever les défis liés à la paix, à la sécurité et à la maîtrise de l'énergie, afin de favoriser l'industrialisation de l'Afrique, faciliter le commerce et la transformation des productions locales.

"Les défis concrets restent la paix et la sécurité, parce qu'on ne peut pas commercer dans l'insécurité et la guerre. Un autre défi, c'est l'énergie. On ne peut pas industrialiser l'Afrique, faciliter le commerce, la transformation tant qu'on ne maîtrise pas le défi de l'énergie", a-t-il indiqué dans un entretien avec l'APS.

M. Diouf estime qu'actuellement, l'énergie reste "beaucoup trop chère en Afrique même si on y retrouve des pays producteurs de pétrole".

Il a aussi souligné "les difficultés au niveau des sociétés de transformation des produits pétroliers, le coût du dollar américain".

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"Il faudrait que l'Afrique, face aux défis de l'énergie, s'oriente vers la mixité énergique ou même privilégie l'énergie solaire. Les pays Africains sont tous jalonnés de soleil presque toute la journée. Je crois qu'on peut aller vers cette option", a relevé Mamadou Mignane Diouf.

Selon lui, il y a en Afrique "ces défis d'insécurité, d'énergie et d'intégration davantage consolidée pouvant aider des pays comme le Sénégal, le Mali, la Gambie, la République de Guinée, de partager des ressources d'énergie avec les fleuves, renforcer l'électrification avec le fleuve Sénégal, le fleuve Gambie".

"Ce qui peut être valable pour l'Afrique centrale dans la région des Grands Lacs. Il faut relever ces défis de l'électrification, de l'usage de l'énergie, les défis de la paix et de la sécurité", a ajouté l'expert.

M. Diouf trouve que les situations d'insécurité et de conflit "ont ralenti les mécanismes internes de production, de transformation et d'échanges" en Afrique, notamment dans l'espace de la Zone de libre-échange continental africaine (Zlecaf).

"La Zlecaf ne peut pas atteindre sa vitesse de croisière tant qu'il n'y a pas une stabilité globalement en Afrique", a soutenu le coordonnateur du Forum social sénégalais.

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