Sénégal: Formations techniques et professionnelles - La série Stidd consolidée pour accompagner l'industrialisation

16 Février 2026

Réunis au Lycée technique et industriel Maurice Delafosse, inspecteurs, formateurs et responsables administratifs ont bouclé, le 14 février, un atelier de six jours consacré à l'harmonisation et au renforcement de la série Sciences et technologies de l'industrie pour le développement durable. À travers cette activité, les autorités réaffirment leur ambition de faire de cette filière un levier stratégique de la Vision Sénégal 2050.

Le Lycée technique et industriel Maurice Delafosse a abrité, le 14 février 2026, la cérémonie de clôture de l'atelier de formation de formateurs de la série Sciences et technologies de l'industrie pour le développement durable (Stidd). Pendant six jours, inspecteurs généraux, inspecteurs de spécialité et enseignants ont travaillé à l'harmonisation des pratiques pédagogiques et à la consolidation du dispositif d'évaluation de cette filière technologique.

Clôturant les travaux au nom du ministre de l'Emploi et de la Formation professionnelle et technique, le secrétaire général, Mamadou Camara Fall, souligne que ces ateliers constituent « une étape déterminante dans la consolidation des baccalauréats technologiques et dans l'amélioration durable de la qualité de notre enseignement ». Pour lui, la transformation des anciennes séries T1 et T2 en Stidd, consacrée par le décret de janvier 2022, « n'est pas une simple évolution d'appellation », mais bien « une vision stratégique forte de l'État du Sénégal ».

Cette vision, précise-t-il, vise à former « une nouvelle génération de techniciens capables d'accompagner l'industrialisation, la transition énergétique, la digitalisation et le développement durable ». Dans un contexte marqué par des tensions cycliques dans l'enseignement supérieur, il estime que « la meilleure réponse se trouve dans une orientation massive vers les filières de la formation professionnelle et technique », ajoutant que l'économie nationale a besoin d'un capital humain qualifié pour soutenir sa compétitivité.

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L'atelier a ainsi permis d'aboutir à une feuille de route opérationnelle. Parmi les acquis, il cite la clarification des rôles des acteurs, l'harmonisation des référentiels de formation et de certification, l'élaboration d'un canevas de projet de soutenance et la mise en place d'un comité technique de suivi. Ces résultats, insiste-t-il, « ne sont pas des documents supplémentaires », mais « des instruments de transformation et des leviers d'excellence ».

Dans la même dynamique, le directeur général du 3Fpt, Dr Babo Amadou Bâ, considère que cette date « marque une étape déterminante dans l'application efficace et uniforme du programme Sti2d ». Il rappelle que la réforme s'inscrit dans la Vision Sénégal 2050, notamment dans l'axe relatif au capital humain et à la compétitivité économique.

De son côté, l'inspectrice d'académie, Khadidiatou Diop, plaide pour le renforcement des équipements dans plusieurs lycées techniques et l'instauration de « programmes de progression harmonisée et d'évaluation standardisée ». Elle recommande un cadre réglementaire adapté aux spécificités de la formation professionnelle et un suivi rigoureux par les inspections. À l'Office du bac, elle demande de « garantir la cohérence entre enseignement et évaluation » et de maintenir la transparence des examens.

Au terme des travaux, un consensus se dégage sur la nécessité d'une synergie entre tous les acteurs. Ainsi la série Sti2d est appelée à devenir une vitrine de la modernisation de l'enseignement technique et un levier stratégique pour l'industrialisation du Sénégal.

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