La Journée mondiale de lutte contre le cancer de l'enfant a été célébrée ce dimanche à Dakar, à l'initiative de l'Association « Yaayou Tidiane ». Placée sous le thème « L'enfant face au cancer : comprendre, agir, soutenir », la rencontre a permis à la Première dame Absa Faye d'appeler à une mobilisation pour combattre le fléau.
Entre 800 et 1600 nouveaux cas de cancers pédiatriques sont enregistrés chaque année au Sénégal, selon la Ligue sénégalaise de lutte contre le cancer (Lisca). À Dakar, la Journée mondiale de lutte contre le cancer de l'enfant, célébrée, hier, a servi de tribune pour renforcer l'engagement de l'État, des associations et des familles.
Marraine d'honneur de la cérémonie, la Première dame Absa Faye a livré un plaidoyer en faveur d'une mobilisation durable. « Le cancer de l'enfant dépasse la seule dimension médicale », a-t-elle souligné, ajoutant qu'il bouleverse l'ensemble de la cellule familiale. Saluant le courage des enfants et la résilience des parents, elle a insisté sur la nécessité de transformer l'émotion en politiques publiques concrètes.
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« Investir dans la santé de l'enfant, c'est investir dans l'avenir de la Nation », a-t-elle déclaré. La Première dame a également mis en avant l'engagement du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, notamment la décision prise en Conseil des ministres de déployer un programme national décennal de prévention et de lutte contre les cancers. Un signal fort qui traduit la volonté de structurer la riposte à long terme.
Très émue, Dieynaba Kane, présidente de l'Association « Yaayou Tidiane », a retracé les 10 années d'existence de la structure, née de son combat personnel aux côtés de son fils malade, Tidiane, emporté par le cancer en 2021, à l'âge de 12 ans.
« Si le cancer est une épreuve solitaire pour une famille, la guérison doit être une oeuvre collective », a-t-elle affirmé.
Depuis 2016, l'association a accompagné plus d'un millier d'enfants, ouvert une Maison des parents à Guédiawaye et développé des programmes de lutte contre l'abandon du traitement et de soutien scolaire.
De son côté, Fatma Guénoune, présidente de la Lisca, a rappelé l'urgence d'un diagnostic précoce et d'un renforcement du maillage sanitaire.
Représentant le ministère de la Santé et de l'Hygiène publique, Dr Malick Anne, chef de la Division des maladies non transmissibles, a détaillé les ambitions du Plan national de lutte contre le cancer 2025-2029, doté d'un budget d'environ 80 milliards de FCfa. Il prévoit le renforcement des capacités en oncologie, en radiothérapie et en chimiothérapie, ainsi que la formation du personnel de santé pour améliorer le dépistage à l'échelle communautaire.