Un vaisseau de forage turc sera bientôt dans les eaux somaliennes. Le Cagri Bey a quitté les côtes turques, dimanche 15 février. Ce navire de forage en eaux profondes doit commencer son exploration pétrolière au large de la Somalie, dans les prochaines semaines, étape cruciale dans l'accord pétrolier signé, en mars 2024, entre les deux pays.
C'est escorté de trois navires de guerre que le Cagri Bey vogue vers la Somalie. Le ministre turc de l'Énergie, Alparslan Bayraktar, a qualifié cette traversée de « moment historique ». Dès avril, le Cagri Bey devrait commencer son travail d'exploration, dans trois blocs offshore.
En mars 2024, la Somalie et la Turquie ont signé un accord pétrolier, accord très critiqué, car il prévoit qu'Ankara récupère jusqu'à 90 % de la production annuelle d'or noir somalien, afin de couvrir ses coûts. À cela s'ajoute une batterie de mesures fiscales avantageuses et d'exemptions de taxes ainsi qu'une redevance plafonnée à 5 % au bénéfice de l'État somalien.
« La Somalie, encore en proie à la guerre civile et confrontée à une capacité de production minimale, doit financer sa reconstruction. Tout accord international, surtout dans des secteurs aussi cruciaux que le pétrole et le gaz, devrait participer à cet objectif », explique Mohamed Malin de la London School of Economics.
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La Turquie espère produire 500 000 barils de pétrole par jour, d'ici 2028. Selon des études américaines, la Somalie disposerait d'une réserve d'environ 30 milliards de barils.