Selon les autorités, 3,3 millions de Kényans sont menacés par la faim. Le pays a essuyé successivement quatre saisons, des pluies infructueuses. 23 comtés sont touchés, soit près de la moitié du pays. Ce sont surtout les zones arides et semi-arides du nord et de l'est du pays, qui souffrent le plus.
Sur les marchés du comté de Mandera, dans le Nord-Est du Kenya, on peut acheter une vache pour 5 000 shillings, un peu plus de 30 euros. Avant la sécheresse, ces animaux valaient entre 60 et 70 000 shillings, selon des éleveurs sur place qui bradent leurs animaux avant que la soif ne les emporte.
Mandera est le comté le plus touché par la sécheresse. Les autorités l'ont placé en état « d'alarme critique ». Dix autres comtés sont en état d'alerte. D'après les Nations unies, la dernière saison des pluies, d'octobre à décembre, a été la plus sèche que le Kenya ait connu depuis 1981.
Alors que la malnutrition s'étend, l'Autorité nationale de gestion de la sécheresse a distribué de l'aide monétaire à près de 130 000 foyers. Le président William Ruto a également annoncé le déboursement de plus de 4 milliards de shillings, soit environ 26 millions d'euros pour faire face à la crise.
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Le Syndicat national des enseignants demande que cette aide soit en partie allouée aux cantines des établissements scolaires. Le ventre vide, les enfants délaissent les bancs de l'école. D'après l'Unicef, plus de 2 millions et demi d'entre eux, sont déjà déscolarisés dans toute la Corne de l'Afrique, en raison de la sécheresse.