Madagascar: Impacts cycloniques - Situation toujours précaire pour la majorité des sinistrés

Six jours après le passage du cyclone Gézani, la majorité des sinistrés dans la ville de Toamasina se trouve toujours dans une situation de dénuement et d'impuissance face à ce qu'il va falloir reconstruire.

Les besoins les plus urgents concernent essentiellement la nourriture et les matériaux de construction. L'électricité demeure problématique, les poteaux électriques ayant été en grande partie arrachés par la force des rafales de Gézani. Il en est de même pour l'accès à l'eau potable. Le réseau public est endommagé dans de nombreux quartiers, tandis que les puits ont été souillés par les inondations.

Bénévoles

Face à la situation, les initiatives de soutien aux sinistrés s'organisent dès le lendemain du sinistre. Depuis, à travers divers canaux de bénévoles, les distributions d'aides venant de différents circuits se poursuivent. Parmi les plus vus sur le terrain, les influenceuses et influenceurs issus de Toamasina et d'ailleurs, ainsi que les artistes, dont notamment le couple Shyn et Denise, mouillant leur chemise et mettant leurs biens à disposition pour les opérations de distribution de vivres.

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Nombre de donateurs ont fait le choix de confier à ces personnalités les donations venant de divers horizons. Sur le terrain, les séances de distribution de vivres s'enchaînent d'un quartier ou parcelle à l'autre. On notera la présence de nombreux scouts, filles et garçons, participant aux opérations d'aide aux sinistrés. Quelques-uns parmi eux sont pourtant tout aussi « tra-boina » que les occupants des sites d'hébergement, mais les voilà prêtant main-forte aux équipes de terrain ! Pour les uns et les autres, la tâche est difficile au vu du nombre de personnes affectées par le passage du cyclone.

Reconstruction

Le plus dur reste sans doute la reconstruction. Car le chantier est vaste. Les infrastructures publiques et les constructions privées détruites ou endommagées sont dans l'attente de reconstruction. Pour certaines écoles privées, la remise en état des infrastructures est tout simplement impossible par leurs propres moyens, face à l'ampleur des dégâts. Des appels à la solidarité des anciens élèves et des donateurs sont ainsi lancés pour espérer venir à bout du chantier.

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