Le ministre Adama Coulibaly a présidé, hier, le déjeuner du nouvel An marquant la rentrée solennelle du Comité technique de concertation État-secteur privé (Ccesp), à Abidjan-Plateau.
Pour une meilleure contribution au Plan national de développement (Pnd) 2026-2030 qui projette une croissance de 7,2% sur ladite période, avec un investissement global de 114 838,5 milliards Fcfa dont 70,2% doivent être mobilisés par le secteur privé, le ministre de l'Économie, des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, a préconisé le renforcement de la structuration des faîtières et des associations professionnelles du secteur privé.
Gage, selon lui, d'une contribution plus significative à l'embonpoint de l'économie nationale. Il a exprimé, le 16 février 2026, sa pensée au cours du déjeuner du nouvel An marquant la rentrée solennelle du Comité technique de concertation État-secteur privé (Ccesp), à Abidjan Plateau.
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La rencontre qui a réuni les têtes fortes du secteur privé ivoirien a servi d'aubaine à Adama Coulibaly, accompagné pour la circonstance de son homologue du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat, Ibrahim Khalil Konaté, pour saluer le patronat ivoirien avec à sa tête Ahmed Cissé, président de la Confédération générale des entreprises de Côte d'Ivoire (Cgeci).
En sa qualité de président du comité technique de concertation, le ministre des Finances a souhaité ses voeux de santé, de succès et de paix à tous les entrepreneurs ivoiriens. Puis, il a exprimé le voeu que cette année 2026 soit celle de l'accélération du dialogue pour continuer d'apporter des réponses concrètes aux préoccupations du secteur privé. Il a profité pour lister quelques acquis de l'exercice 2025 dont il s'est satisfait.
A titre d'illustration, le ministre a indiqué que pour répondre aux contraintes liées à la congestion du port autonome d'Abidjan, des travaux ont été réalisés grâce aux efforts du gouvernement et du Millennium challenge corporation (Mcc).
Sur la question de la multiplicité des agréments à l'importation et à la commercialisation des engrais, le ministère de l'Agriculture a révisé les coûts à la baisse, non sans apporter des aménagements au niveau de la documentation requise.
Pour ce qui est des questions fiscales, Adama Coulibaly a salué l'association du secteur privé aux discussions préparatoires et à l'élaboration de l'annexe fiscale. « L'État a procédé au règlement de la dette fournisseurs au 31 décembre 2025 qui s'élevait à 1556,8 milliards Fcfa pour 6721 fournisseurs et prestataires », s'est réjoui le ministre de l'Économie, des Finances et du Budget.
Il a aussi rappelé que l'année 2025 a été marquée par la tenue de trois réunions statutaires pour examiner les problématiques en lien avec la promotion de l'entrepreneuriat local, l'accès aux financements des Pme, l'accès au foncier industriel et la fiscalité locale.
Le ministre a terminé en saluant des initiatives majeures comme le Programme économique pour l'innovation et la transformation des entreprises qui a abouti à l'émergence de 27 entreprises à fort potentiel de croissance.
Le président du patronat ivoirien, Ahmed Cissé, n'espérait pas mieux. Il a salué le cadre de concertation permanent entre l'État et le secteur privé qui permet d'adresser les problématiques et y répondre par des solutions concertées et adéquates. Le patron de la Cgeci a vivement remercié les ministres Adama Coulibaly et Khalil Konaté pour cela.
Il n'a pas manqué d'associer à ces remerciements le président de la République et le Premier ministre, Beugré Mambé. « Le dialogue public-privé est à un stade satisfaisant, dans le sens où nous avons un dialogue permanent avec l'État. Les choses se passent bien, même si quelquefois, nous ne nous entendons pas sur certains points. Mais pour nous, le plus important, c'est que nous soyons écoutés. Nous souhaitons que cela continue », s'est-il réjoui.
Il a annoncé que, conformément à la proposition des deux membres du gouvernements, les parties se retrouvent une fois par trimestre pour élaguer les points en suspens