Cote d'Ivoire: Commercialisation du cacao - Le rachat par l'État débloque le marché et soulage les producteurs

17 Février 2026

Grosse activité de manutention au siège de la Société coopérative des producteurs associés de l'Agnéby, au quartier Commerce d'Agboville, ce samedi 31 janvier. Un camion de 45 tonnes stationné devant un entrepôt où patientaient depuis quelques semaines un peu plus de 85 tonnes de fèves de cacao, s'emplissait au fur et à mesure des va-et-vient de jeunes manutentionnaires entre l'entrepôt et le véhicule.

Pour la Société coopérative des producteurs associés de l'Agnéby (Coopaa Coop-Ca), c'est la délivrance, c'est la preuve que le gouvernement, à travers le Conseil du café-cacao, fait ce qu'il dit.

Contrairement à ce que veulent faire croire certaines personnes, il n'y a donc pas eu de fausse promesse le jeudi 29 janvier, soit trois jours auparavant, quand le directeur général du Conseil du café-cacao, Yves Ibrahima Koné, a procédé au lancement officiel du rachat par l'État des stocks de cacao invendus, lors d'une cérémonie organisée à Transcao Négoce, zone industrielle PK24 à Abidjan.

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La décision du rachat des stocks invendus par l'État a été prise sur instruction de la plus haute autorité du pays. « Sur instruction du Président de la République, Alassane Ouattara, le Conseil du café-cacao fait en sorte de protéger le prix offert aux paysans (...) Afin d'accélérer la commercialisation, le cacao sera acheté au prix garanti et stocké à Transcao Négoce », avait déclaré le directeur général de l'institution de régulation.

« Seul le Conseil du café-cacao achètera ce stock. Aucun quota ne sera cédé à des opérateurs privés », a-t-il poursuivi pour couper court aux rumeurs qui enflaient au sujet de prétendus opérateurs privés à qui on aurait octroyé des quotas d'achat. Et joignant l'acte à la parole, la presse a pu assister séance tenante au déchargement des premiers camions sur le site Transcao à PK24.

Pour la Société coopérative des producteurs associés de l'Agnéby, bénéficiaire de la mesure gouvernementale, il a fallu attendre le jour suivant le lancement de l'opération pour débloquer son compteur.

« Le Conseil du café-cacao m'a délivré hier (le vendredi) le connaissement pour mon premier chargement après l'opération de lancement du rachat de nos stocks de cacao par l'État. Notre camion prendra la route pour le site de déchargement de Transcao Négoce Treichville tout à l'heure », se réjouit Ghislain Mélèdje, administrateur de groupe, Coopaa Coop-Ca.

L'enthousiasme qui gagne les coopératives est à la mesure des pressions que subissaient leurs dirigeants du fait du ralentissement de la commercialisation. « C'était difficile. Mais on sent qu'il y a un nouveau vent qui souffle depuis ce matin, avec le projet d'enlèvement qui a commencé », reconnaît Mamadou Fofana, Pca de la Société coopérative Scardi de Hérémankono dans la délégation régionale du Conseil du café-cacao de Divo.

C'était le mardi 3 février, alors qu'il chargeait sa quarantaine de tonnes de cacao que le Conseil du café-cacao avait commandée la veille. « Nous avons été contactés par le Conseil pour l'enlèvement. On nous a donné le programme d'enlèvement pour aujourd'hui. Nous avons appelé nos manutentionnaires pour faire le chargement. Les connaissements ont été attribués. Il y a 40 tonnes que nous allons évacuer », déclare, soulagé, le Pca de Scardi de Hérémankono.

« Depuis un bon moment, nous sommes harcelés par nos producteurs. Il y a des situations de funérailles, des situations d'urgence qui nécessitent la vente du cacao. Avec cette opération, on pourra vraiment soulager nos producteurs. Grand remerciement au Conseil et au gouvernement qui ont permis de soulager nos planteurs », poursuit Mamadou Fofana.

Un peu partout en Côte d'Ivoire, les coopératives retrouvent progressivement l'animation des débuts de la campagne de commercialisation 2025-2026. Et l'espoir d'une normalisation de la commercialisation du cacao au titre de la campagne 2025-2026 prend le pas sur le scepticisme qui avait gagné les paysans qui, en lieu et place de l'espèce sonnante et trébuchante qu'ils attendaient, n'avaient reçu que des bouts de papier portant la valeur de leur production collectée par leur coopérative.

Fortunes diverses

Zoundi Wango Dominique, planteur à Dassioko, sous-préfecture de Fresco, fait partie des planteurs qui attendent leur rémunération. 65 ans, marié et père de trois enfants, ce producteur rencontré dans son champ de deux hectares et demi est sociétaire de la Coop-Ca-Scagb.

Son histoire est celle d'un rêve brisé : « J'ai vendu en début de campagne 7 sacs. J'ai été payé immédiatement au prix garanti fixé par le gouvernement. J'étais content parce que j'ai reçu beaucoup d'argent. J'ai procédé à deux autres ventes pour un total de 12 sacs.

Ma coopérative m'a remis un reçu que je garde précieusement depuis deux mois dans l'attente de mon paiement. Mon rêve de me construire une maison s'envole peu à peu. Pire, l'inquiétude se transforme en insomnie, car je ne sais pas comment rémunérer mes trois ouvriers », raconte Zoundi Wango Dominique.

Nous étions, le 21 janvier. L'ancien ministre en charge de l'Agriculture, le ministre d'État Kobenan Kouassi Adjoumani, avait annoncé la veille, lors d'une conférence de presse à l'Immeuble Caistab, les mesures gouvernementales pour débloquer la situation.

À l'évocation de celles-ci, le visage du vieux planteur s'éclaire. « Vraiment, si le gouvernement met en œuvre cette mesure, cela va beaucoup nous arranger. Nous avons travaillé durement et nous avons vraiment besoin de cet argent », lâche le vieux planteur.

Diarra Moussa, trésorier général de la coopérative, rassure : « Ce n'est pas la première fois que nous avons ces retards de paiement. Les années antérieures, nous avions connu des situations similaires, même si cette fois-ci, c'est un peu long. Nous les payons toujours quand tout rentre dans l'ordre. Le cacao est dans nos entrepôts, nous attendons le connaissement pour faire les livraisons ».

Rabolam Souleymane, président de Coop Soccadahs, installé à Daloa, fait face à ses 15 000 adhérents. Depuis le début de la campagne, il a livré 6 000 tonnes, soit la moitié de ses objectifs pour la campagne 2025-2026. Il ne se laisse pas ébranler par le ralentissement conjoncturel qui touche la filière.

« À mes adhérents, je dis de ne pas brader leurs produits du fait de la situation. Je leur demande de conserver le cacao chez eux pour le moment car j'ai dans mes entrepôts un stock de 770 tonnes. Je partage avec eux ma conviction que la campagne n'est pas perdue. Car le cacao est très important pour notre pays ». Il ne croyait pas si bien dire. Les propos qu'il a tenus trois jours avant l'annonce des mesures gouvernementales pour résoudre la crise lui donnent raison.

À la vérité, les coopératives ont des fortunes diverses. Socafhs (Société coopérative agricole Fiédifouè du Haut-Sassandra) dont le siège est à Daloa, n'a pas été impactée par la crise. Selon son président, Kouakou Jacques, son modèle économique le met à l'abri de ces incertitudes.

« J'ai déjà réalisé 70 % de mes objectifs. Je fais du cacao tracé. Je suis donc en partenariat avec des exportateurs qui m'octroient un financement de type revolving ou de crédit renouvelable. J'ai reçu cinq connaissements de mes partenaires. Je suis donc en train de charger mon camion », déclare Kouakou Jacques, montrant du doigt le véhicule plein à 70 %.

Le président de Socafhs assure : « Je n'ai pas de dette avec mes sociétaires. Sur un objectif de 1 875 tonnes, j'ai déjà livré 1 300 tonnes ».

Le capital confiance

À Duékoué, Togba Wonley Zraleu, Pca de la Société coopérative Waga Jaca, travaille sans stress. Il n'a pas de dette envers ses sociétaires car son modèle de gestion prudente des stocks se résume à : pas de connaissement, pas d'enlèvement de cacao. « Je demande à mes producteurs de garder le cacao chez eux. Je procède aux enlèvements uniquement lorsque j'ai un contrat d'exportation », déclare le Pca.

Togba Wonley Zraleu ne craint pas que les sociétaires de sa coopérative aillent voir ailleurs avec leur production. « J'ai réussi à fidéliser mes producteurs. Ils me font confiance », déclare le Pca. L'un de ses collaborateurs confirme les dires de son patron qui a su bâtir une relation de confiance avec les paysans, allant jusqu'à leur proposer des plans d'épargne et de gestion rationnelle de leurs revenus.

L'histoire de cet homme d'une soixantaine d'années révèle un élément important dans les rapports entre producteurs et coopérative et explique pourquoi la pression des paysans est plus ou moins forte d'une coopérative à une autre.

San Pedro, dernière escale de notre périple, porte un démenti à la thèse de camions chargés de cacao attendant aux abords du port d'être déchargés.

Premier constat : le cacao en provenance du bord champ n'est pas déchargé directement au port. Le cacao qui part des coopératives et autres traitants (acheteurs bord champ) est livré aux exportateurs. Ceux-ci n'acceptent que les chargements détenant un connaissement, lequel est délivré en amont en fonction de leur volume d'achat autorisé par le Conseil du café-cacao. En dehors de ce circuit, aucune vente n'est possible.

Hussein Ibrahim, responsable au site de déchargement Sitapa, San Pedro, est formel. « Nous ne recevons ici que les camions munis de connaissement. Vous pouvez constater qu'il n'y a pas de camions sans connaissement alignés ici », déclare-t-il.

En fait, le site de déchargement travaille avec les exportateurs. Ce sont eux qui demandent à leurs clients, les coopératives ou acheteurs bord champ, de s'y rendre pour décharger les camions auxquels ils auront préalablement délivré un connaissement. Ainsi, le site d'une capacité de 30 camions/jour travaille en fonction d'un planning rigoureux établi conjointement avec ses partenaires exportateurs.

Jean-Luc Achi, usinier, est responsable à Socage. Sa société partage le même espace que Sitapa, son partenaire. « En ce qui concerne l'exportation, comme vous pouvez le constater, l'usinage se déroule correctement, tout comme le déchargement, et nous ne rencontrons véritablement aucun problème à ce niveau. Ce site comprend à la fois une zone de déchargement et une zone d'empotage.

Je vous invite donc à regarder dans cette direction. Vous pourrez observer des conteneurs empilés à la suite des opérations d'empotage que nous avons déjà effectuées. Il s'agit du cacao usiné, prêt à l'exportation, qui sera acheminé vers le port de San Pedro où il sera chargé dans la cale du navire affecté à son transport », explique Jean-Luc Achi.

Même son de cloche chez Awahus, une société de déchargement, d'usinage et d'exportation. Awada Jaffar, son responsable achat, ne déplore aucune difficulté particulière. Pour lui, la campagne se déroule normalement. Depuis le début de la campagne, il décharge quotidiennement 15 à 20 camions. Il travaille avec 35 coopératives partenaires.

Pour cette campagne, il a sollicité et obtenu du régulateur un volume de 50 000 tonnes de cacao à acheter. À ce jour, il comptabilise 40 000 tonnes de cacao collectées. Il est certain de boucler son objectif avant mars. Pour lui, tout se déroule comme d'habitude. Les camions stationnés devant son usine sont tous munis de connaissements. Ils attendent leur tour pour décharger leur contenu.

Le port de San Pedro, l'un des derniers maillons de la commercialisation, abrite Africa Global Logistics (Agl), une multinationale. Elle propose aux producteurs, exportateurs et industriels du cacao une offre de services logistiques diversifiée et intégrée, à travers le transport, l'entreposage, le traitement des fèves, l'empotage en vrac et en conteneurs, ainsi que la gestion du processus d'exportation du cacao et de ses produits dérivés.

La société tourne à plein régime depuis octobre, date d'ouverture de la campagne 2025-2026. Quotidiennement, du cacao sort de cette usine, prêt à être exporté. Ibrahim Guindo, cadre de l'entreprise, a conduit la visite guidée. « Tout se déroule bien ! L'exportation se déroule normalement », assure-t-il.

La visite du quai d'où part l'or brun ivoirien, en compagnie du commandant du Port de San Pedro, le colonel Aly Fadiga, a confirmé ses dires. Un navire à quai faisait son chargement de cacao. Dans l'interview ci-contre, il explique tout.

Colonel Fadiga Aly, commandant du Port de San Pedro : " La situation est fluide"

Mon colonel, dans quelle partie du port sommes-nous ici ?

Nous sommes ici sur le site de Tsp, le Terminal de San Pedro qui nous accueille aujourd'hui. Il faut comprendre que l'exportation du cacao se fait par deux types de navires. D'une part, les navires vraquiers où vous pouvez observer les sacs que les dockers sont en train d'embarquer. D'autre part, les navires porte-conteneurs, comme celui qui se trouve derrière moi actuellement.

Dans ce cas, vous ne voyez pas directement le cacao, car il est transporté à l'intérieur des conteneurs. Il s'agit donc de deux modes de transport : le transport en vrac et le transport conteneurisé. Ici, nous sommes sur un terminal à conteneurs, donc vous ne verrez pas les fèves directement, mais vous observerez les conteneurs qui renferment le cacao. Concernant l'état des opérations, je pense que vous le constatez par vous-même : les camions arrivent avec les conteneurs, ils sont pris en charge par le terminal, traités, puis embarqués.

Comment se déroule l'exportation du cacao ?

Pour nous, la situation est fluide. Le temps de traitement, comme je le disais, est identique à celui de l'année passée. Tous les camions qui arrivent sont déchargés, les conteneurs sont stockés puis embarqués sur les porte-conteneurs. Du côté du vrac, c'est exactement la même chose : les camions de cacao sont déchargés, stockés, puis embarqués sur les navires vraquiers. Pour nous, il n'y a pas de problèmes particuliers.

La quantité exportée actuellement ? Je ne pourrais vous donner le chiffre exact, mais nous sommes au même niveau que l'année passée. Des structures plus habilitées, comme le Conseil du café-cacao (Ccc), pourront vous fournir ces données précises.

Il se dit que des camions sont bloqués au Port de San Pedro, qu'en est-il réellement ?

Je pense qu'il s'agit d'un abus de langage. Quand on parle du « Port de San Pedro », il s'agit peut-être du domaine portuaire au sens large, chez les usiniers éventuellement. Mais ici, au niveau du port lui-même, aucun camion ne saurait être bloqué. Pourquoi ? Parce que lorsqu'un camion arrive à l'entrée du port, cela signifie que la marchandise a déjà été déclarée.

Or, une marchandise déclarée ne peut être retournée. Il existe un processus bien établi : le cacao passe chez les usiniers, descend dans le magasin du transitaire, subit le traitement phytosanitaire, puis la déclaration en douane est effectuée. Une fois la déclaration tirée, on achemine le conteneur vers le navire.

Comment voulez-vous qu'une marchandise ayant déjà été traitée chez l'usinier, contrôlée par le service phytosanitaire et déclarée en douane puisse être refoulée, alors que le navire destiné à la transporter est déjà à quai ? Ce n'est pas la bonne formulation. Les camions ne sont pas refoulés au port de San Pedro.

On voit quand même des camions stationnés dans le domaine portuaire. Pourquoi ? Est-ce habituel ?

Oui, mais il faut comprendre que nous sommes en période de pointe. Il est normal que des camions attendent chez les usiniers. Si vous recevez 50 camions par jour, alors que vous en avez 100 qui arrivent, il va de soi que certains doivent patienter.

Mais cela ne signifie pas qu'ils sont refoulés. Pour refouler un camion de cacao, les usiniers vous le diront, il faut de bonnes raisons. Mais au port, tous les camions qui arrivent sont pris en charge. La preuve : nous avons reçu un avis pour 14 500 tonnes, la semaine passée, le 10 janvier. C'est la preuve que le cacao sort normalement.

Y a-t-il eu des ralentissements à un moment ou l'autre de la campagne de commercialisation du cacao ?

Non, je pense que depuis octobre, qui marque réellement le début de la campagne cacaoyère, il n'y a eu aucune perturbation. Pas d'encombrements, pas de perturbations réelles, que ce soit pour les embarquements de fèves en vrac ou pour les embarquements en conteneur. Les camions et les conteneurs sont pris en charge correctement par le terminal. Dès qu'un camion arrive avec ses déclarations, il est contrôlé au « gate ». Au total, cela prend 2, 3, 4 minutes.

Pouvez-vous nous rappeler le rôle du commandant de port ?

Le commandant de port est chargé de la gestion du trafic, de la coordination des opérations portuaires, de la sécurité et de la coordination de tous les services présents sur la plateforme portuaire.

Le cacao représente-t-il un taux d'activité intense ?

Je ne dirais pas que c'est 100 % de l'activité conteneurs, mais j'affirme que le conteneur est aujourd'hui le moyen principal de transport du cacao. En effet, 75 % de notre cacao part en conteneur, contre 25 % en vrac. Sur le million de tonnes que nous traitons, si 75 % partent en conteneur, vous comprenez que 80 % de l'activité ici concerne le cacao. C'est un calcul simple.

Y a-t-il un problème de commercialisation du cacao au niveau international ?

Non, je ne pense pas. Le Ccc a pris toutes les dispositions pour que cette campagne se déroule dans les meilleures conditions. Avec le prix que le gouvernement a fixé, il ne devrait pas y avoir de problèmes.

Un dernier message pour conclure ?

Je tiens à dire que le Port de San Pedro, avec son directeur général M. Hilaire Lamizana, a pris toutes les dispositions pour que la campagne se déroule dans de bonnes conditions. Notre partenaire Tsp a également pris des dispositions pour recevoir les conteneurs. De notre côté, nous avons tout mis en place pour accueillir les navires en vrac. Les camions sont bien traités dès leur arrivée aux « gates ».

Ils ne devraient donc normalement avoir aucun problème une fois arrivés au port. Si les camions descendent normalement, nous avons pris toutes les dispositions pour les recevoir. L'appel que je lance aux opérateurs et à tous les acteurs de la filière, c'est de ne pas s'inquiéter. Les conteneurs sortent normalement, comme les années passées.

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