Déterminés à faire aboutir leur plateforme revendicative, les membres de la Fédération des syndicats de la santé (F2S), ont organisé, hier, lundi 16 février à Dakar une marche nationale dont l'autorisation n'a été délivrée que tardivement dans la matinée. Les responsables syndicaux ont vivement regretté cette situation, tout en réaffirmant leurs exigences relatives à l'amélioration des conditions de vie et de travail des agents du secteur.
La Fédération des syndicats de la santé (F2S) a dénoncé les lenteurs ayant entouré l'autorisation de la manifestation prévue le jour même. Selon le porte-parole du jour Cheikh Seck, les autorités compétentes auraient dû prendre toutes les dispositions nécessaires, les organisations ayant de leur côté, accompli, les formalités requises.
« Nos camarades ont été entendus dans la semaine. Jusqu'à ce matin lundi, on a envoyé un camarade pour avoir l'autorisation. Ils nous ont fait attendre jusqu'à 10h et 10h30 avant de nous dire de venir prendre l'autorisation. Ce qui n'est pas respectueux de la part des autorités » s'est désolé Cheikh Seck. Et d'ajouter : « nos revendications sont légitimes et ne sont pas nouvelles. Ce sont des accords qu'on avait signés entre le gouvernement et les syndicats et qui n'ont pas été respectés ».
Ces accords portent d'après Cheikh Seck sur la généralisation de l'indemnité de logement. Il précise que si cette mesure a été appliquée à certaines catégories, elle ne concerne pas encore l'ensemble des agents de santé, en particulier, les contractuels des hôpitaux et du ministère de la Santé.
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L'autre élément, demeure la base du recrutement. « Nous avons vu que depuis cinq ans, il n'y a pas eu de recrutement alors que la demande en personnel soignant augmente. A Salémata, 70 à 80 % du personnel sont des contractuels du ministère de la santé en termes de contrat d'un an » a-t-il déclaré. Le porte-parole a enfin annoncé la poursuite de la rétention des informations sanitaires, présentée comme un moyen de pression supplémentaire dans le cadre du mouvement.