Les chefs d'État et de gouvernement de l'Union africaine (Ua) ont adopté, le 15 février, à Addis-Abeba, la nouvelle vision africaine de l'eau. Un tournant stratégique qui consacre l'eau et l'assainissement comme moteurs de développement, avec un rôle central joué par le Sénégal.
L'Afrique franchit un cap décisif dans la gouvernance de ses ressources hydriques. En adoptant la nouvelle vision africaine de l'eau, le 39e Sommet de l'Union africaine (Ua) hisse l'accès à l'eau potable et à l'assainissement au rang de priorité politique continentale pour 2026.
Un communiqué du ministère de l'Hydraulique et de l'Assainissement précise que cette orientation « reconnaît l'eau comme un droit humain fondamental, mais aussi comme un levier essentiel de transformation économique, de résilience climatique et de stabilité sociale ».
Le Sénégal s'est distingué dans ce processus. À la tête du Conseil des ministres africains chargés de l'Eau (Amcow), il a conduit une « démarche inclusive associant les États membres, les partenaires techniques et financiers et la communauté scientifique ».
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Selon la note, cette concertation a permis d'aboutir à un « consensus solide, traduisant une mobilisation structurée à l'échelle du continent ». Cette adoption conforte le positionnement du Sénégal comme acteur majeur de l'hydro-diplomatie africaine.
« À l'approche de la Conférence des Nations unies sur l'eau, que le pays co-organise avec les Émirats arabes unis du 2 au 4 décembre 2026, l'Afrique affirme sa volonté de parler d'une seule voix et de peser dans la définition d'une gouvernance mondiale de l'eau fondée sur la solidarité, l'équité et la responsabilité partagée », salue le ministère de l'Hydraulique et de l'Assainissement.