L'étude effectuée dans le cadre du projet Compétences numériques des élèves et développement de l'esprit scientifique (Cndes) révèle que, malgré le taux de pénétration d'internet relativement élevé (75 % des élèves disposent d'un appareil numérique), l'usage demeure faible pour les pratiques pédagogiques.
La Cosydep a organisé, les 15 et 16 février, à Rufisque, un atelier de renforcement de capacités des animateurs sur la conception des ressources numériques éducatives et l'ingénierie pédagogique. Il entre dans le projet Compétences numériques des élèves et développement de l'esprit scientifique (Cndes). Cet atelier a servi de cadre pour partager et échanger sur les usages du numérique par les élèves, les parents et les enseignants, mais également pour voir le profil des 10 établissements par rapport aux activités que le projet veut mettre en place.
Selon Moussa Mbaye, membre du Comité national d'orientation scientifique du projet Cndes de la Cosydep, l'étude permet d'apprécier un accès assez important des ressources numériques. « La plupart des élèves ont accès à au moins un appareil numérique, que ce soit un téléphone, une tablette ou un ordinateur, donc autour de 75 %, et qu'également ils sont nombreux à l'utiliser pour apprendre », dévoile l'étude. Toutefois, par rapport à l'accès, il décèle une petite nuance, qu'on soit en zone urbaine ou en zone rurale.
Pour l'usage du numérique, précise-t-il, le constat est le même du côté des enseignants avec une propension à 74 %. L'un comme l'autre, l'étude dévoile un usage encore faible pour les pratiques pédagogiques. « L'utilisation en classe est beaucoup moins répandue, autour de 40 % », souligne l'étude. Ainsi, Moussa Mbaye note un usage plus orienté vers les réseaux sociaux dominé par WhatsApp (plus de 60 %) et TikTok. « Seuls 23 % des élèves utilisent déjà l'intelligence artificielle », affirme-t-il. Pour inverser la tendance et combler ce fossé, le projet prévoit des dispositifs concrets.
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« Il s'agit de boutiques numériques éducatives, de mini laboratoires de recherche et surtout de la capitalisation de l'intervention », explique M. Mbaye. Issa Ngom, inspecteur de vie scolaire, secrétaire général de l'inspection d'académie de Rufisque, s'est réjoui de l'engagement de la Cosydep qui oeuvre à combler un gap important dans les besoins de formation. Il estime que la dynamique de la Cndes de la Cosydep s'inscrit en totale cohérence avec les réformes nationales telles que le « New Deal » technologique et « Planète 3 » du ministère de l'Éducation.