Madagascar: Surveillance sanitaire - Les déplacements de population accentuent les menaces épidémiques

Madagascar fait face à des défis de santé publique amplifiés par le changement climatique, la migration croissante et une surveillance sanitaire encore limitée. Les déplacements de population augmentent particulièrement le risque d'épidémies, notamment dans les zones où les infrastructures de santé sont faibles et où les mécanismes de surveillance communautaire restent insuffisants.

C'est dans ce contexte qu'un atelier national d'évaluation initiale et de cartographie des parties prenantes « One Health » s'est tenu hier au Novotel Ivandry, organisé par l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) Madagascar.

Les événements météorologiques extrêmes, tels que les cyclones et les sécheresses, provoquent également des déplacements forcés, rendant les communautés plus vulnérables aux maladies infectieuses. Dans ce contexte, l'approche « Une seule santé »

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(One Health) s'impose comme un cadre stratégique essentiel. Elle repose sur une vision intégrée de la santé, considérant le lien étroit entre la santé humaine, la santé animale et l'environnement. Les points d'entrée du pays, qu'il s'agisse de frontières ou de lieux stratégiques, représentent des zones à haut risque. Certaines maladies, comme la Mpox, peuvent y être introduites par le déplacement de personnes ou d'animaux, même si elles n'avaient jamais été présentes auparavant , explique le Dr Vaohary, coordinatrice d'One Health.

Selon elle, 60 à 75 % des maladies humaines proviennent des animaux, telles que la Mpox, la cysticercose, la peste ou la rage, certaines pouvant se transmettre à l'homme, comme Ebola.

D'après l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), la dernière évaluation externe conjointe (JEE) du Règlement sanitaire international pour Madagascar, réalisée en 2025, a donné une note moyenne de niveau 2 pour tous les domaines techniques.

Cela révèle une capacité limitée du pays à prévenir, détecter et répondre aux menaces sanitaires. Des lacunes persistent, notamment dans les opérations d'urgence et les systèmes aux points d'entrée et de santé frontalière, nécessitant des investissements et un soutien coordonné pour renforcer la sécurité sanitaire.

La mondialisation, en facilitant les déplacements internationaux, augmente également l'exposition aux épidémies. Pour y répondre, Madagascar a adopté l'approche « Une seule santé » et institutionnalisé la Plateforme nationale One Health.

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