Chez certains abonnés, la colère est montée d'un cran. Ils disent avoir appris qu'ils ne recevront plus leur facture de téléphone fixe par la poste. Plus de papier dans la boîte aux lettres, plus de passage du facteur. À la place, le numérique : un écran, un message, un portail... et, pour beaucoup, un mur.
Ce sont principalement des personnes âgées qui s'en indignent et non celles qui passent leurs journées sur les réseaux sociaux. Elles conservent leurs factures dans une enveloppe ou notent les dates dans un carnet. «On nous dit d'aller voir sur internet. Mais moi, je n'ai pas de smartphone. Je ne sais pas faire», lâche un retraité. D'autres s'inquiètent : «On fait comment si on n'a pas d'e-mail ? On fait comment si on ne comprend pas ?»
Mauritius Telecom a voulu couper court à cette polémique. L'entreprise rappelle qu'elle «encourage progressivement» la dématérialisation dans une logique de développement durable, avec moins de papier, moins d'impression et moins d'acheminement postal. L'eBill vise également à améliorer «l'expérience client», avec un accès plus rapide aux factures.
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L'opérateur assure cependant que l'eBill n'est pas imposée. «L'utilisation de l'eBill demeure une option», précise Mauritius Telecom, qui affirme avoir informé les clients via son site web et ses réseaux sociaux. Les abonnés intéressés peuvent s'inscrire via le portail myt.mu, l'application My.T Care, ou être accompagnés en boutique et via les hotlines.
Pour ceux qui n'ont pas d'adresse e-mail, une option par SMS permet de recevoir les informations essentielles de la facture, le montant et les détails, ainsi qu'une copie. Selon l'opérateur, cette solution a été pensée pour certains abonnés âgés.
Mauritius Telecom insiste enfin sur le point le plus sensible : le papier n'est pas supprimé. L'envoi postal reste maintenu pour ceux qui n'ont pas activé l'eBill. L'entreprise affirme vouloir avancer «de façon accompagnée», sans pénaliser les clients.