Le gouvernement burkinabè a procédé, le mercredi 18 février 2026, au lancement officiel de l'opération spéciale de vente des produits de grande consommation à travers les boutiques Faso Yaar. La cérémonie s'est déroulée dans l'un des points de vente de la structure, situé à la Zone d'activités diverses (ZAD) de Ouagadougou, sous la présidence du ministre de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat, Serge PODA.
Cette initiative gouvernementale intervient dans un contexte marqué par la concomitance du carême chrétien et du jeûne musulman, périodes durant lesquelles la consommation de certains produits de première nécessité connaît une forte hausse. Face à cette situation, les autorités entendent soulager les ménages en facilitant l'accès à des denrées essentielles à des prix réglementés et accessibles.
Selon le ministre en charge du Commerce, cette opération vise principalement à contenir la spéculation et à atténuer la pression sur le pouvoir d'achat des populations. « Il s'agit d'une période où la demande pour certains produits de grande consommation est très forte. Il est donc du rôle du gouvernement, à travers le ministère en charge de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat, de travailler à ce que ces produits soient disponibles et accessibles », a-t-il expliqué.
L'opération spéciale de Faso Yaar concerne une soixantaine de points de vente répartis dans une trentaine de localités à travers le pays. À Ouagadougou, les consommateurs peuvent s'approvisionner notamment au siège de la structure, à la ZAD. Le ministre a précisé que la couverture géographique sera progressivement élargie afin de toucher un maximum de populations, aussi bien en milieu urbain que rural.
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Les produits proposés dans le cadre de cette initiative sont essentiellement des denrées de grande consommation, notamment le sucre, l'huile alimentaire, les jus et, très prochainement, le savon. Tous ces produits sont vendus à des prix fixés de manière réglementaire par les services compétents. « Nous invitons tous les usagers à profiter de cette opportunité pour s'approvisionner à des prix arrêtés de façon officielle. Nous veillerons à ce que les stocks soient disponibles afin de soulager cette période de forte demande », a assuré Serge Poda.
Sur le terrain, les premiers clients n'ont pas tardé à exprimer leur satisfaction. Présent dès l'ouverture du point de vente de la ZAD, Bassibiri Ilboudo, l'un des premiers clients à effectuer un achat, a salué la simplicité et l'accessibilité du dispositif. « Je suis venu pour l'ouverture du marché Faso Yaar. La souscription n'est pas compliquée, elle est rapide et, en plus, ce n'est pas cher », a-t-il confié.
Il a en outre indiqué avoir pu acquérir plusieurs produits à un coût jugé abordable. « J'ai payé un carton de sucre, un carton de jus Dafani et un carton de bidons d'huile de cinq litres. Le tout m'est revenu à 28 000 francs CFA », a-t-il précisé, mettant en avant l'avantage économique de cette opération pour les ménages.
Au-delà de l'aspect financier, Bassibiri Ilboudo a insisté sur l'importance de la promotion des produits locaux. « Ce sont des produits locaux. J'encourage vraiment la population à venir acheter ici pour soutenir l'économie du pays, parce que c'est nous qui produisons et l'argent doit rester chez nous », a-t-il déclaré, appelant les consommateurs à faire de Faso Yaar un réflexe citoyen.
Tout en saluant l'initiative, il a également formulé des propositions à l'endroit des autorités. « L'initiative est très bonne, mais nous encourageons l'État à ajouter d'autres cultures vivrières locales comme les haricots, le maïs ou le mil, afin d'aider davantage les personnes à faibles revenus », a-t-il suggéré.
Pour ce consommateur, l'impact de Faso Yaar serait encore plus significatif si l'opération était étendue à l'échelle nationale. « Cette initiative doit être installée dans les différentes villes, les provinces et pourquoi pas dans les communes », a-t-il conclu.
À travers cette opération spéciale, le gouvernement burkinabè réaffirme ainsi sa volonté d'agir concrètement pour la protection du pouvoir d'achat des populations, tout en soutenant la consommation des produits locaux et la dynamisation de l'économie nationale.