Sénégal: Djim Dramé mise sur les partenariats pour améliorer l'employabilité des diplômés en langue arabe

Dakar — La recherche de partenaires, une des nouvelles prérogatives de la Délégation générale aux Affaires religieuses (DEGAR), devrait faciliter l'insertion socio-professionnelle des diplômés en langue arabe, a appris l'APS du délégué général de cette structure.

"Nous avons la possibilité, et le décret nous le permet, d'aller chercher des partenaires et de trouver des fonds pour le financement et l'insertion des diplômés en langue arabe", a soutenu Djim Ousmane Dramé dans un entretien accordé à l'APS.

Selon lui, des dizaines de pays arabes dans le monde, dont l'Arabie Saoudite, devraient pouvoir contribuer au financement de ces diplômés dans le cadre d'un partenariat, comme le font d'autres pays européens.

"Je pense qu'un pays comme l'Arabie Saoudite, qui a formé beaucoup de Sénégalais depuis 1960 et bien avant, pourrait contribuer à accompagner les Sénégalais formés en Arabie saoudite. Donc, c'est à nous de faire des démarches dans ce sens pour soutenir le financement", a-t-il indiqué.

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Au niveau national, certains partenaires comme la Délégation générale à l'entreprenariat rapide des femmes et des jeunes (DER/FJ) ont réagi avec un financement de 500 millions de FCFA octroyé aux jeunes diplômés en langue arabe, a rappelé M. Dramé.

Selon lui, plusieurs projets ont déjà reçu leur financement dans différents domaines allant de l'agriculture au commerce. "D'ailleurs, les bénéficiaires ont commencé vraiment à faire des résultats, et c'est un financement qui promet, je peux le confirmer".

Il ajoute que des discussions, dans le cadre de futurs partenariats, sont en train d'être menées, notamment auprès des ministres de l'Agriculture, de la Microfinance, mais aussi de l'Enseignement professionnel, ainsi qu'auprès de la directrice de la Banque du Sénégal, pour la question de l'insertion des diplômés en langue arabe.

Il s'agira également, "avec la volonté de l'Etat, d'augmenter le nombre des professeurs d'arabe au niveau de la FASTEF (ex- Ecole normale supérieure), mais aussi celui des arabophones au niveau de la section arabe de l'Ecole nationale d'administration (ENA)"

Pour le délégué général, ces efforts permettront notamment d'accroitre le nombre de diplomates de carrière arabophones. Il rappelle que depuis 1960, la seule porte qui était ouverte aux diplômés en langues arabe, c'était l'enseignement.

"Les diplômés en langue arabe étaient une catégorie pratiquement marginalisée, oubliée depuis 60 ans", a relevé Djim Dramé.

Il a en outre exprimé la volonté de l'Etat de doter la Délégation d'un budget conséquent, lui permettant de mener à bien ses missions.

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