Dans le cadre de la promotion d'un environnement éducatif sain, sécurisé et respectueux, l'Association zéro violence en milieu scolaire et universitaire (AZVMSU) que préside Joséline Mansounga Moumossi a lancé, le 18 février au lycée Dom-Helder-Camara à Brazzaville, la campagne de sensibilisation contre les violences en milieu scolaire et universitaire pour l'année académique 2025-2026.
La campagne concerne l'ensemble des établissements scolaires et universitaires, publics et privés. Elle vise à prévenir toutes les formes de violences physiques, psychologiques, verbales, sexuelles et numériques susceptibles d'affecter le bien-être, la réussite et l'épanouissement des élèves et étudiants.
Elle s'articule autour de plusieurs actions majeures, notamment des séances de sensibilisation dans les établissements; des conférences éducatives et ateliers interactifs; la distribution de supports pédagogiques; des rencontres avec des parents, enseignants et encadreurs; des espaces d'écoute et d'orientation pour les victimes.
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A travers cette démarche, l'AZVMSU entend renforcer la culture du respect, promouvoir la tolérance et encourager la dénonciation responsable des actes de violence. L'objectif est de mobiliser toute la communauté éducative afin de bâtir un cadre d'apprentissage protecteur pour chaque apprenant. L'AZVMSU invite ainsi les médias, les acteurs éducatifs et le grand public à soutenir activement cette initiative citoyenne pour un avenir scolaire sans violence.
Lors de cette activité, la présidente de l'AZVMSU et son équipe ont principalement abordé les différentes formes de violences en milieu scolaire. Les élèves, a-t-elle dit, connaissent généralement les violences sexuelles, le harcèlement et le cyberharcèlement.
Cependant, ils ignorent souvent que les violences sexistes constituent également une forme de violence. « Nous leur avons expliqué que les insultes, le mépris, les bagarres ou encore le manque de respect envers les autres sont des violences à part entière. Ces comportements peuvent entraîner de graves conséquences physiques, psychosomatiques et psychologiques, telles que des traumatismes, des ulcères d'estomac liés au stress, voire des pensées suicidaires. Les paroles blessantes peuvent profondément affecter une personne, l'amener à se replier sur elle-même ou à commettre l'irréparable », a indiqué Joséline Mansounga Moumossi.
Elle a ajouté qu'il a également été rappelé aux élèves que l'école est un lieu de paix, de cohésion et d'unité. C'est un espace dédié à l'apprentissage et à la construction de l'avenir. L'école ne doit pas être un lieu de bagarres, de rivalités malsaines ou d'hostilité.
Chaque acte posé à l'encontre d'autrui a des conséquences. « Nous avons présenté les effets néfastes des violences : baisse des résultats scolaires, abandon scolaire, traumatismes, isolement, dépression et suicide. Nous avons aussi insisté sur les dangers liés au silence face aux violences subies. Ne pas dénoncer ces actes peut aggraver la situation et entraîner des conséquences graves telles que des maladies, des grossesses non désirées, des infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH/sida, ainsi que des troubles psychologiques et un décrochage scolaire », a souligné Joséline Mansounga Moumossi.
Notons que le lancement officiel de cette campagne a eu lieu en présence des autorités éducatives, des responsables d'établissement ainsi que des partenaires engagés dans la protection de l'enfance et de la jeunesse.