À l'occasion de la Journée internationale du cancer de l'enfant, le Programme national de lutte contre les cancers (PNLC) a investi la mairie de Loandjili à Pointe-Noire, le 17 février, afin de sensibiliser le public, notamment les acteurs de santé, au diagnostic précoce et à l'engagement communautaire concernant la lutte contre la maladie.
Le combat contre les cancers pédiatriques au Congo franchit une nouvelle étape. Menée par la coordonnatrice de ce programme, le Pr Judith Nsonde Malanda, l'équipe du PNLC a mobilisé puis sensibilisé des centaines de personnes.
L'événement a réuni un front commun d'acteurs majeurs comme les représentants du laboratoire Biogaran, de l'unité oncologique pédiatrique du Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville, des médecins, ainsi que les autorités locales dont l'administratrice maire de Loandjili, Edith Yolande Ketta-Banguyd, également présidente de la Fondation Kalisa-Ikama.
Le message porté par les experts consistait à faire comprendre à l'assistance que le cancer de l'enfant n'est pas une fatalité, à condition d'agir vite. Durant les échanges, le Pr Judith Nsonde Malanda a martelé sur l'importance des signes d'alerte.
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« La détection rapide de la maladie augmente considérablement les chances de guérison chez l'enfant », a-t-elle rappelé. Elle a plaidé pour une synergie renforcée entre le secteur public, les partenaires privés et la société civile.
Cette séance de sensibilisation a permis au PNLC d'éveiller les consciences sur les réalités des cancers pédiatriques, d'informer sur les symptômes cliniques devant alerter les parents avant de fédérer les soutiens autour des enfants malades pour briser l'isolement des familles.
La jeunesse au cœur de la prévention
Loin de se limiter à la cérémonie protocolaire, la mission du PNLC s'est prolongée dans le milieu académique. La coordonnatrice s'est rendue à l'Institut supérieur des études ainsi qu'à Bee Green Academy, un établissement tourné vers les métiers de la transition écologique et de la Responsabilité sociétale des entreprises.
Face aux étudiants, le Pr Nsonde Malanda a animé des sessions pédagogiques sur les facteurs de risque et les moyens de prévention. L'idée est de transformer ces jeunes en véritables ambassadeurs de santé, capables de relayer les bonnes pratiques au sein de leurs communautés respectives.
En clôturant cette série d'activités, les organisateurs ont envoyé un message d'espoir : chaque enfant, quelle que soit sa condition sociale, mérite de bénéficier des meilleurs soins pour grandir en bonne santé. Un pas de plus vers un système de santé plus inclusif et une population mieux informée.