Il n'y avait que deux médecins à l'hôpital Dr A. G. Jeetoo, mardi, et cette situation a généré de longues files d'attente et une vive colère parmi les patients. Le ministre de la Santé, Anil Bachoo, a qualifié cette situation d'«inacceptable» et a annoncé l'ouverture d'une enquête interne. Pour le Dr Vinesh Sewsurn, président de la Medical and Health Officers Association et de la Federation of Civil Service and Other Unions, cette pénurie de médecins s'explique par le départ massif à la retraite de nombreux généralistes, créant un vide difficile à combler rapidement.
Ensuite, une part importante des généralistes recrutés choisissent de se spécialiser, réduisant le nombre de praticiens disponibles en soins primaires. Le secteur public perd du personnel au profit du privé ou du travail à l'étranger. À l'écouter, il y a beaucoup de médecins qui émigrent au Canada, en Allemagne et dans les pays du Moyen Orient.
Ces départs sont dus à des conditions de travail jugées insatisfaisantes et une rémunération peu compétitive. L'ouverture régulière de nouvelles unités spécialisées accroît la demande en personnel qualifié, sans que la capacité de formation et de rétention ne suive. Selon le Dr Sewsurn, il manquerait entre 100 à 200 médecins pour assurer un fonctionnement efficace du système de santé. Les problèmes de sous-effectif deviennent particulièrement problématiques lors des jours fériés et des week-ends, où le personnel disponible est insuffisant pour gérer le flux de patients.
«Pour résoudre cette crise, il est essentiel de garder les médecins déjà en service et d'attirer de nouveaux talents. Cela implique une amélioration des conditions de travail, avec des horaires adaptés et des attentes clairement définies. Une révision salariale pourrait également être nécessaire pour rendre le secteur public plus attractif», souligne le médecin syndicaliste.
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