Sous l’impulsion du Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, le gouvernement sénégalais renforce son engagement en faveur de l’autonomisation économique des femmes à l’approche du 8 mars, célébration de la Journée internationale des droits des femmes.
Cette mesure traduit une volonté claire des autorités de consolider durablement le rôle et la contribution des femmes dans la mise en œuvre de l’Agenda national de Transformation.
Des réformes structurantes pour accélérer la transformation nationale
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La finalisation de la loi sur l’autonomisation économique des femmes constitue un tournant décisif. En effet, ce texte vise à structurer et sécuriser les mécanismes d’appui à l’entrepreneuriat féminin, à faciliter l’accès des femmes au financement, au foncier, aux marchés publics et aux chaînes de valeur stratégiques.
L’objectif de cet instrument juridique est de passer d’une approche ponctuelle à un cadre juridique cohérent et durable. Avec cette loi, l’État entend renforcer l’environnement institutionnel favorable à l’initiative économique féminine, et positionner les femmes comme actrices majeures de la transformation économique.
L’accent est particulièrement mis sur l’inclusion économique et sociale des femmes, notamment celles issues des zones rurales, du secteur informel ou des groupes vulnérables. L’État entend renforcer les dispositifs d’accompagnement, de formation professionnelle, de digitalisation des activités économiques et d’accès au crédit.
Vers une meilleure prise en compte de la dimension genre
L’adoption d’une nouvelle stratégie nationale pour l’équité et l’égalité de genre vient compléter cet arsenal de réformes. Cette stratégie ambitionne d’intégrer de manière transversale la dimension genre dans toutes les politiques publiques : planification budgétaire, emploi, formation, protection sociale, gouvernance territoriale et accès aux ressources productives.
Parallèlement, la réforme de l’Observatoire national de la Parité marque une étape importante. Cette restructuration vise à renforcer les capacités de suivi, d’évaluation et d’alerte, afin d’assurer une meilleure application des principes de parité dans les institutions publiques et dans les instances de décision. L’Observatoire devra ainsi jouer un rôle plus stratégique dans le contrôle et l’orientation des politiques publiques sensibles au genre.
Au-delà des textes, c’est une vision structurelle qui se dessine : faire de l’égalité de genre un levier stratégique de croissance durable, de justice sociale et de stabilité nationale. En plaçant l’autonomisation des femmes au cœur de l’Agenda national de Transformation, le Sénégal affirme que le développement ne peut être pleinement réalisé sans la participation active et équitable des femmes à tous les niveaux de la vie économique et institutionnelle.