Sous un soleil éclatant, à quelques mètres de la plage, nous avions rendez-vous hier à l'Albion Fisheries Research Centre (AFRC). Objectif : découvrir les coulisses de cette institution clé de la recherche marine à Maurice, et mettre en lumière la coopération durable entre Maurice et le Japon.
Organisé conjointement avec la Japan International Cooperation Agency (JICA), ce press tour s'est tenu en présence de Meera Koonjul, directrice des pêches au ministère de l'Agro-industrie, de la Sécurité alimentaire, de l'Économie bleue et de la Pêche, des équipes techniques du ministère et de l'AFRC ainsi que de Masahiro Kan, ambassadeur du Japon à Maurice.
Ce dernier a rappelé que l'histoire de ce centre remonte à 1980, année où le gouvernement du Japon avait accordé une subvention pour sa construction. Il s'agissait de former et soutenir les pêcheurs artisanaux mauriciens, tout en structurant la gestion des ressources marines.
1980, année fondatrice
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Depuis le début de la coopération bilatérale, le Japon n'a cessé d'accompagner le développement du secteur halieutique mauricien. «Notre engagement ne s'est pas arrêté à l'infrastructure», a souligné l'ambassadeur, évoquant une collaboration qui s'inscrit aujourd'hui dans une vision stratégique plus large.
Au fil de la visite, nous avons pu mesurer le rôle central du centre dans le développement de l'économie bleue à Maurice. L'Albion Fisheries Research Centre mène des recherches approfondies sur les ressources marines, fournit un soutien technique aux acteurs du secteur de la pêche et conseille les décideurs politiques sur la gestion durable des stocks.
Dans ses laboratoires, les équipes effectuent des tests rigoureux afin d'assurer la qualité des poissons commercialisés à Maurice. Analyses biologiques, contrôles sanitaires, études sur les écosystèmes côtiers : le professionnalisme et le niveau d'excellence des travaux réalisés sur place nous ont marqués.
Depuis 2022, deux projets majeurs sont en cours : le développement d'un outil intégré de gestion des écosystèmes côtiers et l'amélioration des moyens de subsistance des communautés côtières. Cette coopération s'inscrit également dans la vision du Free and Open Indo-Pacific, visant à promouvoir la paix et la prospérité régionales à travers une gestion durable des ressources marines.
L'économie bleue et stratégique
L'ambassadeur japonais a d'ailleurs évoqué la récente conférence tenue au Caudan Arts Centre par la Pr Haruko Yamashita, qui avait mis en avant l'approche japonaise en matière de résilience côtière et de gestion des pêches. «Maurice et le Japon partagent une compréhension profonde de ce que signifie vivre avec la mer», a-t-il affirmé, rappelant que l'économie bleue constitue un levier stratégique pour l'avenir de la région.
Au-delà de sa mission scientifique, le centre se veut également accessible. Le public peut y obtenir des informations sur la pêche durable et mieux comprendre les enjeux liés à la protection des ressources marines.